26 mars 2020
Toujours actif dans la crise de COVID-19
« Un beau chantier humain » au Centre de bénévolat
Par: Olivier Dénommée

Yvan Pion, responsable des communications au Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe. Photothèque | Le Courrier ©

LE COURRIER rapportait déjà la semaine dernière que le milieu communautaire maskoutain était en mode action pour contrer les effets de la COVID-19 sur les personnes les plus vulnérables de notre société. Les efforts se poursuivent, particulièrement au Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe (CBSH), pour répondre à la demande.

Publicité
Activer le son

En entrevue téléphonique, Yvan Pion, responsable des communications au CBSH, a affirmé que l’organisme répond adéquatement à la demande grandissante pour ses services. « On avait un peu peur mercredi [18 mars] parce qu’on attendait la clientèle du Comptoir-Partage La Mie qui était fermé, mais ça s’est bien passé et les gens se sont bien répartis entre les journées. Évidemment, ça se sait que le CBSH vient en aide aux personnes dans le besoin et de plus en plus de gens viennent. »

Initialement, le Comptoir-Partage, qui devait rouvrir ses portes dès le 1er avril pour répondre à la demande de ses 200 clients, a dû changer son fusil d’épaule. « Nous resterons fermés pour une durée indéterminée. Pour le moment, nous avons vidé toute notre marchandise et l’avons envoyée à la Moisson maskoutaine qui va la redistribuer », a admis la directrice générale Cécile Baillargeon en début de semaine. Même si elle ne sait pas encore quand l’organisme pourra reprendre du service, elle s’est montrée rassurée par le fait que le Centre de bénévolat, avec l’aide de la Moisson maskoutaine, a rapidement pris le relais.

Depuis le 16 mars, le quotidien du CBSH est plus intense que jamais alors qu’il remet des sacs de provisions aux familles qui en ont besoin l’après-midi en semaine et qu’il sert toujours une centaine de repas chauds quotidiennement à l’Accueil fraternel, le tout gratuitement. « Avec la pause imposée par le gouvernement du Québec, il y a fort à parier que la détresse montera d’un cran », craint toutefois M. Pion.

Comité d’urgence

Yvan Pion assure que, malgré les circonstances, l’équipe du CBSH demeure « positive et mobilisée ». Il précise aussi qu’un comité d’urgence, incluant la directrice générale du CBSH, Marie-Élaine Morin, et des représentants de la Ville de Saint-Hyacinthe, du service des loisirs, du CISSS Montérégie-Est et de la Moisson maskoutaine, est né et se rencontre chaque semaine pour faire le point sur la situation.

Un appel aux candidatures pour recruter de nouveaux bénévoles en cette période cruciale a été lancé en début de semaine : on invite les personnes de moins de 70 ans qui souhaitent faire don de leur temps à déposer leur candidature au cbsh.ca/covid.

Les bénéficiaires des services du Centre de bénévolat ont aussi fait preuve d’une belle discipline, note le responsable des communications. « Sur une dizaine de jours, on n’a eu qu’à faire deux interventions, sinon tout le monde respecte assez bien les consignes. » Mais il ne peut malheureusement pas en dire autant du dépôt de marchandises aux Trouvailles de l’Abbé Leclerc, qui ressemble davantage à un dépotoir à ciel ouvert qu’à des dons, d’autant plus qu’une seule personne s’occupe en ce moment de faire le tri des sacs en attendant la réouverture du commerce géré par le CBSH.

image