26 novembre 2015
District Saint-Joseph
Un centre communautaire tout neuf pour 2,1 M$
Par: Benoit Lapierre
Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, a présenté la plaque officielle du nouveau centre communautaire en compagnie de la coordonnatrice des Loisirs Saint-Joseph, Nicole ­Champagne, et de la conseillère du district, Johanne Delage. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, a présenté la plaque officielle du nouveau centre communautaire en compagnie de la coordonnatrice des Loisirs Saint-Joseph, Nicole ­Champagne, et de la conseillère du district, Johanne Delage. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les citoyens du district Saint-Joseph rêvaient depuis longtemps d’un centre communautaire tout neuf. Ceux qui en ont déjà franchi le seuil, au 950, ­Desranleau Est, ont vite compris qu’ils ne pourront plus jamais s’en passer.

Publicité
Activer le son

« Johanne, tel que promis, c’est livré! », a lancé le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, en prenant la parole à la cérémonie d’inauguration. Bien sûr, il s’adressait à la conseillère du quartier, Johanne ­Delage, qui avait fait du centre communautaire sa grande priorité à son retour au conseil municipal, en 2013. « Le projet avait été tassé », a-t-elle confié au COURRIER, à propos des pressions qu’elle a exercées pour que le dossier soit ramené au premier plan.

« Nous sommes très fiers d’avoir enfin notre centre communautaire. Il était tant attendu. Nous comptons maintenant y ajouter l’essence de notre quartier en y offrant des activités qui, nous l’espérons, répondront aux besoins de notre communauté », a déclaré le président de la ­Corporation des Loisirs Saint-Joseph, ­Patrick Cordeau, en invitant la population aux « portes ouvertes » du 29 ­novembre, pour une visite guidée des nouvelles installations.

À sa fondation, en 1963, la Corporation Saint-Joseph logeait au pavillon ­Fridolin-Savoie, qui se trouvait rue ­Savoie, dans la partie ouest du quartier. Mais au début des années 1990, la croissance que connaissait l’autre portion du district devait l’inciter à se reloger à l’est de ­l’avenue Saint-Louis. Ce départ marqua le début d’une longue cohabitation avec la Commission scolaire à l’école primaire Roméo-Forbes.

Le centre communautaire logeait à l’étage, ce qui n’était vraiment pas l’idéal pour les personnes à mobilité réduite et les mères avec leur poussette. « Nous ne pouvions pas tenir d’activités avant 18 h, et durant le jour, les gens devaient sonner pour qu’on leur ouvre et qu’ils puissent monter. Durant les périodes d’inscription, c’était très compliqué », raconte la coordonnatrice des Loisirs Saint-Joseph, Nicole Champagne. Elle avoue qu’elle ne s’ennuiera pas de son bureau sans ­fenêtre, grand comme un garde-robe, ni des deux salles de classe qui leur faisaient office de locaux d’animation.

Entre l’ancien et le nouveau centre Saint-Joseph, c’est le jour et la nuit, ­pourrait-on dire. Réalisé par l’entreprise Construction Léo Laplante, selon les plans du bureau Pierre Goyette Architecte, le nouveau bâtiment, aux lignes sobres, abrite des locaux on ne peut plus fonctionnels. La section centrale est ­munie de cloisons qui la subdivisent en trois locaux, et peut vite redevenir une aire ouverte, au besoin. Trois grands ­bureaux, des salles de toilette et une salle de bain adaptée avec douche, une cuisine et un vestiaire pour les patineurs, également équipé de toilettes, voilà ce qui complète l’aménagement intérieur. Pour les activités sportives, le gymnase de l’école demeurera à la disposition des Loisirs Saint-Joseph.

Le maire Corbeil a signalé que le ­bâtiment serait chauffé à même le gaz naturel que produiront les ­installations de biométhanisation de la Ville. « Les loisirs de quartier ont une place singulière à Saint-Hyacinthe. Ils sont un élément essentiel à la qualité de vie des Maskoutains et des Maskoutaines, quel que soit leur âge, et le conseil municipal leur porte une ­attention particulière », a-t-il souligné dans son discours.

Doté d’un budget de 2,25 millions $, le projet du centre communautaire n’aura pas coûté plus de 2,1 millions $, a confirmé le directeur général de la Ville de Saint-Hyacinthe, Louis Bilodeau.

image