25 juillet 2013
Décentralisation des services de loisirs aux enfants handicapés
Un changement bien accueilli par Zone Loisirs Montérégie
Par: Le Courrier

En choisissant d’opérer une réelle intégration des enfants vivant avec des limitations physiques ou mentales dans les camps d’été de tous les quartiers, la Ville de Saint-Hyacinthe a franchi un pas de géant en matière de droit aux loisirs pour les personnes handicapées.

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« Je ne suis pas surpris par le virage de la Ville. C’était dans la suite logique des choses », a affirmé Jean Lemonde, directeur de l’organisme Zone Loisirs Montégérie, convaincu par la grande ouverture et l’engagement dont les élus ont fait preuve dans la réorganisation des services.

M. Lemonde a d’ailleurs souligné l’entente entre les Corporations de loisirs et les divers organismes de réadaptation qui permet une meilleure intégration des enfants handicapés en outillant les accompagnateurs. « Ce n’est pas grand-chose. Parfois, c’est un petit détail qui permet d’adapter l’activité proposée à tout le groupe pour que l’enfant handicapé en tire lui aussi le plus grand plaisir », note-t-il en soulignant que le rôle du camp d’été est de permettre à tous les enfants de s’amuser. « Les enfants handicapés ne font pas exception. On ne demande pas aux accompagnateurs de faire de la réadaptation. L’objectif, c’est de profiter de l’été et de s’amuser », rappelle M. Lemonde. Selon lui, la Ville devra aussi réfléchir, si le besoin s’en fait sentir, à un camp de jour centralisé pour les enfants à qui ne conviendrait pas l’intégration en grand groupe dans les services de loisir réguliers. Rappelons que l’été dernier, Maude Fillion avait contacté LE COURRIER après avoir dû se battre pour que son fils William, vivant avec un handicap physique, fréquente le service de loisir de son quartier. « Le dossier du jeune William a provoqué tout ce qui arrive, a commenté M. Lemonde. C’est venu brasser des idées. Il y a peut-être des parents qui ont été nerveux d’apprendre que leur enfant fréquenterait le camp régulier cet été. Mais la peur que l’enfant fasse rire de lui, même si je la comprends, ne devrait pas justifier qu’on n’intègre pas un enfant aux loisirs réguliers. Au contraire, il faut que tous les enfants voient la différence pour poser leurs questions, comprendre et arrêter de montrer du doigt. Ça ne se fait pas en une journée. Mais moi j’y crois. »

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