9 novembre 2017
carte blanche
Un changement imprévisible!
Par: Pierre Bornais

Il ne s’agit certainement pas du taux de participation aux élections municipales puisque, en dépit de la campagne du DGE, la barre du 50 pour cent n’a pas généralement été franchie. 

 

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À Montréal, la surprise a été grande – plus marquante – alors que l’ancien maire Coderre a perdu son « domaine » aux mains d’une candidate qualifiée de néophyte. Mais il est encore trop tôt pour tirer tous les enseignements de ce revirement de situation; même si les leçons qui en découlent sont déjà bien identifiées.
La première, qui représente un élément nouveau, est à l’effet que ce ne sont plus les bilans du passé qui parlent, mais bien les projets pour un avenir commun qui importent.
Et en parallèle, que le mandat confié par la population doit être basé sur le respect et le dialogue. Une autre laisse entendre que l’expérience n’est plus considérée comme un pré requis; ce qui laisse présager une direction plus collective de la part de tous les élus.
Et que la participation des femmes devient un incontournable.
Voilà certainement une large partie du changement imprévisible qui a marqué le scrutin municipal de 2017.
Il y a là matière à réflexion pour tous ceux et celles qui, chez nous comme ailleurs, viennent d’accepter un mandat pour les quatre prochaines années.
D’ailleurs plusieurs autres maires (et conseillers) ont été sanctionnés par les électeurs pour ne pas avoir décelé l’évolution de ces nouvelles valeurs dans leur communauté.
Il devient donc impératif, chez nous comme ailleurs, que la relation élus-citoyens obéisse à ces nouvelles règles; les changements de cap tardifs n’apportent et n’apporteront aucun avantage aux convertis de la dernière minute! 

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