10 janvier 2019
Entre les lignes
Un chien de garde pas de dents
Par: Le Courrier

Les opposants au règlement municipal qui permettra la construction d’immeubles de six à huit étages au centre-ville de Saint-Hyacinthe ont pu être encouragés à la lecture d’un avis public publié dans notre édition du 3 janvier.

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On y indiquait la possibilité de demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la conformité du règlement concerné au plan d’urbanisme de la Ville. Cette demande doit être transmise à la Commission dans les 30 jours suivant la publication de l’avis et provenir d’au moins cinq personnes habiles à voter du territoire.

On l’a dit et nous allons le redire, cette démarche ne fera en rien dérailler le projet. Il serait très surprenant que le règlement ne soit pas conforme et, le cas échéant, la Ville n’aurait qu’à le modifier en suivant les instructions de la Commission.

Si cette dernière avait à se prononcer sur le côté démocratique du dossier et sur la façon dont les élus ont répondu aux critiques des citoyens, sans doute qu’elle trouverait à redire, mais sur le côté légal de la démarche et des règlements, tout semble dans les normes. Plusieurs vous le diront, à commencer par la voisine du Garage de la honte à Sainte-Marie-Madeleine, porter plainte à la Commission municipale du Québec ne donne jamais grand-chose. La Commission est un chien de garde sans dents qui ne jappe à peu près jamais, ou si peu. Un peu à l’image du conseil de presse du Québec.

J’ai souvenir d’un seul dossier où la Ville de Saint-Hyacinthe avait fait l’objet d’un semblant de réprimande de la part du ministère des Affaires municipales, lors de l’octroi d’un contrat potentiellement dirigé dans le dossier de l’usine de biométhanisation.

Le Ministère avait émis quelques réserves sur les gestes de la Ville, en concluant que seul un tribunal pourrait trancher la question. Pour en avoir discuté avec lui, le directeur général de la Ville n’avait pas du tout apprécié cette analyse. Il se promettait de répliquer et de demander qu’elle soit corrigée. Je serais étonné qu’il ait finalement donné suite à ses intentions vu l’origine et la portée limitée du blâme en question.

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