23 novembre 2017
entre les lignes
Un choix crucial
Par: Le Courrier

La Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe est à la recherche d’un nouveau directeur général, en remplacement de Pierre Rhéaume.

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Appelé comme frappeur de relève à l’automne 2015, en remplacement de Claire Sarrasin, M. Rhéaume a fait un travail honorable dans les circonstances. Si l’effet Rhéaume a été automatique, il s’est un peu évaporé avec le temps.
Si bien que la Chambre de commerce semble encore bien fragile, principalement au niveau de ses finances. C’est pourtant le nerf de la guerre pour que l’organisme puisse jouer efficacement son rôle dans notre milieu.
La Chambre a un urgent besoin de consolider ses assises, elle qui doit se trouver un cinquième directeur général depuis janvier 2013. Ça fait beaucoup de monde en peu de temps et un peu de stabilité à la direction lui ferait grand bien. Plus facile à dire qu’à faire quand on doit constamment se débattre pour assurer la survie de l’organisme et de sa petite permanence. Le prochain directeur général devra s’investir à temps plein dans son rôle et être 100 % dédié à sa tâche, ce que n’était plus en mesure de faire M. Rhéaume, vu ses autres obligations professionnelles. Il devra également compter sur l’appui plein et entier du conseil d’administration. Ce dernier devrait d’ailleurs se livrer à un bon examen de conscience pour s’assurer que tous les administrateurs y siègent pour les bonnes raisons. Non parce que cela paraît bien. On sent que l’organisme peine à affirmer sa raison d’être en 2017.
Il devrait à mon avis cesser de se voir d’abord et avant tout comme un club social bon uniquement à organiser des colloques, des conférences, des formations et des galas. La Chambre de commerce devrait aussi défendre les intérêts de ses membres sur toutes les tribunes et mettre son nez dans les affaires municipales de temps à autre, quand l’intérêt de la communauté le commande. Une chambre de commerce doit s’imposer, au risque de déplaire quand c’est nécessaire. La Chambre de commerce n’a surtout pas le luxe de se tromper dans le choix du prochain directeur général.
Elle joue peut-être son avenir.

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