2 juin 2016
Un choix individuel?
Par: Pierre Bornais
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Le débat sur les soins de fin de vie se transporte maintenant au Sénat. Il n’est pas assuré que la date butoir du 6 juin pourra être respectée. Ce qui ne serait pas sans conséquences, même au Québec et même si le tribunal a précisé que la législation québécoise n’est pas remise en cause.

En effet, le vide juridique qui serait ainsi créé au Canada pourrait engendrer un chaos difficile à gérer.

Là où les partisans voient une évolution normale de la société, les opposants dénoncent un projet pouvant mener aux pires excès dans une société qui ne rajeunit pas. On parle alors d’eugénisme, d’euthanasie, de mort et de suicide assistés; autant de termes faisant référence à des interventions violentes qui visent souvent les plus démunis.

L’utilisation de ces mots n’est pas indifférente dans le présent débat puisqu’ils représentent une forme de culpabilisation qui oriente les positions des uns et des autres.

Au Québec, cet obstacle nébuleux a été contourné en utilisant plutôt l’expression de « soins de fin de vie », une formule qui englobe aussi les soins palliatifs.

L’existence d’une loi encadrant ce genre d’intervention ne fait pas en sorte que quiconque soit dans l’obligation d’y recourir, à un moment ou à un autre. Ce choix revient exclusivement aux individus qui en auront décidé ainsi dans le respect de la réglementation qui en dictera les divers aspects.

De toute manière, l’évolution de notre société dans son ensemble fera en sorte que tous et chacun d’entre nous devront un jour ou l’autre y réfléchir et prendre individuellement la décision qui s’impose. Assumer sa mort comme sa vie fait partie de l’existence de chacun.

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