25 mai 2020
Ferme Brovin
Un client de plus, ça peut faire toute une différence!
Par: Le Courrier

Caroline Brodeur a la conviction qu’avoir de bonnes choses à manger sur la table, c’est réconfortant et c’est ce que Ferme Brovin entend offrir à sa clientèle.

Saint-Hyacinthe Technopole et la MRC des Maskoutains vous proposent une série de textes sur le travail et les initiatives des entreprises d’ici pendant cette période de bouleversements liés à la COVID-19.

Publicité
Activer le son

Caroline Brodeur est une personne enthousiaste et optimiste, travaillante et passionnée. Ça se sent, même au bout du fil. La petite entreprise qu’elle gère avec son conjoint Vincent Deslauriers, c’est la Ferme Brovin, située à Saint-Hyacinthe.

En ouvrant leur boutique à la ferme, à l’automne 2019, ils souhaitaient favoriser les échanges avec leurs clients. Le contact humain est primordial pour eux et c’est encore ce qu’ils favorisent, même en temps de pandémie.

« La livraison, c’est moins nous, avoue d’emblée la jeune productrice. Actuellement, des mesures d’hygiène ont été mises en place et idéalement, les commandes sont préparées et déposées à l’extérieur. Nous voulons continuer de voir nos clients, même si c’est de loin et nous les desservons le plus adéquatement possible, en toute sécurité. »

Les Brodeur-Deslauriers produisent du veau de grain et du bœuf Galloway pur-sang, nourri à l’herbe. Ils ont aussi un poulailler où les poules sont élevées en liberté. Le bien-être animal figure bien haut dans leurs priorités et il détermine leurs façons de faire. Cette année, et c’est nouveau, ils développeront une petite section maraîchère sur leur terre afin d’offrir une variété de légumes frais à leurs clients.

Ce printemps, la ferme devait commencer à approvisionner certains restaurateurs locaux et d’autres spécialisés en haute gastronomie. Ce projet a brutalement été mis sur la glace par la pandémie. C’est en partie ce qui a incité Caroline et son conjoint à mettre les bouchées doubles avec la boutique.

Récemment, la ferme a proposé à sa clientèle trois types de paniers remplis de leurs produits : « Découverte », « Barbecue » ou « Mijote-moi ». Ils sont composés de différentes viandes et coupes et on y trouve des recettes.

« Les paniers sont tous offerts à un coût moindre de leur valeur réelle. Nous sommes conscients que bien des gens ont perdu leur emploi ou vivent des moments plus difficiles financièrement. C’est notre contribution. La réponse à cette première vente du genre a été excellente. Tout a été écoulé rapidement », mentionne la jeune femme.

Les produits de la Ferme Brovin sont congelés sous-vide. Des saucisses « poivre et canneberges » sont offertes depuis peu à la clientèle.

« C’est un petit goût d’été en bouche, précise Caroline. Avoir de bonnes choses à manger sur la table, c’est réconfortant, poursuit-elle, et c’est ce que nous offrons à notre clientèle. L’achat local est populaire ces jours-ci et nous le constatons. J’espère que ça va durer. Chaque nouveau client peut faire toute une différence pour une petite entreprise comme la nôtre. Un restaurateur avec qui nous devions faire affaire cet été nous a avoué avoir jeté l’éponge. Si nous n’encourageons pas les producteurs-transformateurs et les autres entreprises locales, ça peut se traduire par une fermeture et c’est triste. Nous, on veut un milieu de vie dynamique où le contact humain prime. »

Pour des façons simples et sécuritaires de soutenir nos entreprises locales, visitez le site vitrinemaskoutaine.com.

Par Denyse Bégin
MRC des Maskoutains

image