29 octobre 2015
Un conseil à 11
Par: Martin Bourassa
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L‘élection de Brigitte Sansoucy en tant que députée fédérale de Saint-Hyacinthe/Bagot libère un poste de conseiller autour de la table du conseil municipal de Saint-Hyacinthe. Et à deux ans des prochaines élections, tout indique qu’ils seront nombreux à vouloir prendre sa relève.

Mme Sansoucy confirme que des discussions ont eu lieu à propos de l’idée de réduire le nombre de conseillers, mais qu’encore une fois, les élus n’y auraient pas donné suite. Mme Sansoucy tout comme son collègue Bernard Barré ont longtemps milité pour un conseil ­réduit, sans jamais arriver à convaincre la majorité.

Il en va de même pour d’autres sujets, comme l’idée d’ouvrir les caucus aux journalistes. Concernant le nombre d’élus, tout indique que nous devrons à nouveau élire 11 conseillers et un maire en novembre 2017. Autre opportunité ratée.

Pas tant du point de vue économique ­cependant, même si l’économie du salaire d’un élu pourrait permettre de réduire du dernier 50 % restant, et donc de faire ­disparaître, la taxe compensatoire imposée aux organismes communautaires.

Non, l’attrait d’un conseil à dix conseillers réside bien davantage à nos yeux dans la ­dynamique que cela pourrait provoquer à la table du conseil.

Avec un nombre d’élus pair, il y aurait techniquement la possibilité qu’il y ait des votes avec un résultat de cinq pour et cinq contre. Le maire devrait alors dénouer l’impasse et faire basculer le vote d’un côté ou de l’autre. On pourrait alors connaître son opinion personnelle, au lieu d’essayer de la deviner. À la longue, c’est exaspérant.

Souvenez-vous du fameux dossier du prolongement du boulevard Casavant sous l’administration Bernier. Jusqu’à la toute fin, nous ne pouvions que spéculer sur son opinion et s’il allait ou non prendre position sur ce dossier qui divisait le conseil.

Aujourd’hui, le maire Claude Corbeil se défile moins quand il est question des sujets controversés, mais ce n’est pas automatique. Il faut dire que dans bien des cas, les décisions, les votes et les discussions à ­bâtons rompus se passent en réunion ­plénière et non en public. Ces pléniers ­secrets sont encore et toujours la grande faiblesse de notre démocratie municipale, et ce, bien avant le nombre de conseillers.

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