2 juillet 2020
Pandémie de COVID-19
Un contexte défavorable pour Royal Pyrotechnie
Par: Rémi Léonard

Photo Benoit Z. Leroux

Yanick Roy en 2017, alors que Royal Pyrotechnie avait le vent dans les voiles. Photo gracieuseté

Habitués à en faire voir de toutes les couleurs à la population lors des festivités de la fête nationale et de la fête du Canada, les artificiers de Royal Pyrotechnie sont plutôt dans une période creuse cette année en raison de la pandémie de COVID-19.

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La raison est assez simple : distanciation oblige, la plupart des spectacles estivaux ont carrément été annulés en 2020, a expliqué au COURRIER Yanick Roy, président et directeur artistique de l’entreprise de Saint-Pie. Pour ajouter à cette situation déjà éprouvante, les quelques feux d’artifice qui étaient maintenus n’ont finalement pas pu avoir lieu les 23 et 24 juin en raison des risques d’incendie élevés durant cette période de sécheresse, a rapporté M. Roy. Certains ont été reportés, mais au moins deux ont été simplement annulés, a-t-il ajouté.

Se réinventer, l’expression de 2020

Face à des pertes d’environ 80 % dans sa division Spectacles, Royal Pyrotechnie a dû se tourner vers de nouvelles alternatives. L’expression « se réinventer », si populaire ces temps-ci, n’est pas exagérée dans leur cas. Avec la division Distribution Moment, Yanick Roy offre maintenant des produits comme GelPur, une station de désinfection pour les mains sans contact (on l’active avec le pied). Ce distributeur en acier inoxydable est 100 % fabriqué au Québec, a-t-il fièrement affirmé.

Les activités d’importation, de revente et de distribution de pièces pyrotechniques aux particuliers sont également moins touchées que les grands événements, a aussi informé le président de Royal Pyrotechnie. N’empêche, il ne cache pas que 2020 sera nécessairement une petite année. « On va passer à travers », a tout de même affirmé avec conviction l’homme d’affaires. Après tout, l’entreprise saint-pienne a les reins solides, a-t-il affirmé.

L’entrepreneur peut aussi compter sur les aides gouvernementales annoncées ce printemps et sur du support de sa famille pour garder la tête hors de l’eau, a-t-il expliqué. Il entrevoit néanmoins un arrêt des opérations de quelques semaines cet été.

Sorte de lumière au bout du tunnel, Royal Pyrotechnie a dans ses cartons un événement d’envergure prévu à la mi-août, a avancé Yanick Roy. La période particulière que nous traversons peut aussi permettre de tester de nouveaux concepts comme un « ciné pyro » où les gens viennent voir les feux d’artifice dans un espace bien restreint pour chaque groupe, un peu comme au ciné-parc, ou bien des feux plus en hauteur qui s’admirent à partir de différents endroits dans une même ville afin d’éviter les rassemblements.

Espoir pour 2021

Même s’il est difficile de prévoir une date précise pour une reprise en bonne et due forme, Yanick Roy espère bien être de retour pour la prochaine édition de Saint-Hyacinthe en blanc, cette activité hivernale qui se tient au parc Les Salines depuis quelques années. C’est en effet résolument vers 2021 que regarde l’entrepreneur, espérant un rebond dans le secteur événementiel. « C’est certain que les gens vont avoir besoin de sortir » après le confinement, a-t-il prédit.

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