3 septembre 2015
Biométhanisation, phase III
Un contrat de 26 millions $ octroyé à Filtrum
Par: Benoît Lapierre

Afin de réaliser la phase III de son ­ambitieux projet de biométhanisation des matières organiques, la Ville de Saint-Hyacinthe vient d’accorder le plus gros contrat de son histoire, du moins au plan monétaire.

Se chiffrant à 26 203 492 $, ce contrat a été octroyé lundi par le conseil municipal à l’entreprise Filtrum Construction, une firme de Québec qui a aussi des bureaux à Saint-Hubert.

Filtrum s’est avérée le plus bas soumissionnaire conforme parmi les quatre ­entreprises qui ont répondu au deuxième appel d’offres dans ce dossier. Au terme du premier appel d’offres, les deux ­propositions soumises s’élevaient à 27,2 M$ et 27,5 M$, la deuxième étant celle que Filtrum avait présentée. Mais à sa séance du 15 juin, le conseil avait décidé de rejeter les deux soumissions parce qu’elles excédaient le budget prévu de plus de 4 millions $.

Filtrum a donc réduit son prix de 1,37 M$, mais il subsiste tout de même un ­dépassement budgétaire d’un peu plus de 3 M$. Bien que la phase III du projet soit dotée d’une enveloppe globale de 28,8 millions $, idéalement, le coût des travaux et des équipements qui font ­l’objet de ce contrat n’aurait pas dû ­excéder 23 M$.

Toutes les étapes de la phase III du ­projet – ou de la fin de la phase II, si l’on veut – seront réalisées sur le site de la ­station d’épuration, rue Girouard Est. ­Filtrum doit fournir trois nouveaux ­biodigesteurs, transformer deux des trois biodigesteurs existants en hydroliseurs, implanter trois réservoirs de stockage d’intrants organiques liquides comme le lactosérum, aménager une station de compression et de purification du biométhane pour le rendre semblable au gaz naturel et enfin, raccorder cette station au réseau de distribution de Gaz Métro, partenaire principal de Saint-Hyacinthe dans le projet de biométhanisation.

La Ville estime qu’une fois complétées toutes les étapes de son projet, elle ­­pourra traiter par année près de 140 000 tonnes métriques d’intrants organiques, dont ­86 700 tonnes provenant de ­l’industrie agroalimentaire, et produire par biométhanisation quelque 13 millions de mètres cubes de gaz ­naturel renouvelable. Grâce, entre autres, à la vente de ses surplus gaziers à Gaz ­Métro, elle croit pouvoir réaliser chaque année un revenu net de 4,1 M$, avant amortissement.

image