21 mai 2015
Un couple maskoutain crée une borne de réparation de vélo
Par: Jean-Luc Lorry
Jean Hébert et Diane Graveline ont réalisé le prototype d’une borne de réparation pour vélo qu’ils espèrent commercialiser au Québec. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Jean Hébert et Diane Graveline ont réalisé le prototype d’une borne de réparation pour vélo qu’ils espèrent commercialiser au Québec. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Mordu de vélo, un couple maskoutain a créé de toutes pièces une station de réparation de bicyclette qu’il espère commercialiser au Québec.

Publicité
Activer le son

Cette borne construite en acier est équipée d’un support à vélo, d’une pompe à air et de multiples outils protégés des intempéries.

C’est lors d’un voyage à Porto Rico que Jean Hébert et sa conjointe Diane Graveline ont découvert et utilisé une borne de réparation pour vélo installée à côté d’une pharmacie.

« À Porto Rico, le trafic est tel que nous avions décidé de nous déplacer uniquement en vélo », indique M. Hébert. « Cette borne nous avait dépannés et inspirés pour fabriquer un équipement similaire au Québec », complète sa conjointe Diane Graveline.

Designer d’intérieur, Mme Graveline a dessiné l’ensemble des pièces de métal qui composent le prototype fabriqué de A à Z par M. Hébert.

Des outils essentiels pour réparer ou régler un vélo comme une clé multifonctionnelle et des tournevis sont fixés à la borne par des câbles en acier. Un petit socle de métal a même été soudé pour y déposer de petites pièces.

Actuellement, M. Hébert et Mme Graveline font du démarchage pour trouver des acheteurs intéressés par leur produit comme l’Association des campings du Québec.

« Nous venons d’être contactés par la Ville de Montréal pour faire une présentation », mentionne avec enthousiasme M. Hébert.

Le couple compte vendre cette station de réparation de bicyclette au prix de 1 585 $ incluant les frais de livraison et d’installation (dans un rayon de 50 km de Saint-Hyacinthe).

Université de Montréal

L’automne dernier, l’Université de Montréal a fait l’acquisition de quatre bornes qui ont été installées au Campus de la montagne.

Pour acquérir ces équipements, l’institution d’enseignement s’était adressée à un distributeur de Laval qui importe ce produit des États-Unis.

L’Université de Montréal avait déboursé 2 400 $ pour chaque borne de réparation incluant le transport et l’installation.

« Les bornes sont fréquemment utilisées. Malheureusement, comme ce sont des stations libre-service, nous ne tenons pas de statistiques sur leur utilisation », précise Loïck St-Pierre, responsable des dossiers touchant au développement durable à la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal.

M. St-Pierre estime que le risque de vandalisme est assez faible puisque tous les outils sont attachés à la borne par des fils d’acier. 

image