5 novembre 2020
Pour la chanson « L’Amérique pleure » des Cowboys Fringants
Un danseur maskoutain en vedette dans le vidéoclip de l’année
Par: Maxime Prévost Durand

Le Maskoutain Mathieu Casavant en compagnie des membres des Cowboys Fringants sur le plateau de tournage du clip pour la chanson « L’Amérique pleure ». Photo Facebook Studio 2720

Dans le clip « L’Amérique pleure » des Cowboys Fringants, primé au Premier gala de l’ADISQ, on peut voir le Maskoutain Mathieu Casavant comme danseur principal. Photo Facebook Cowboys Fringants

Saviez-vous qu’un danseur maskoutain du nom de Mathieu Casavant tient la vedette du clip pour la chanson « L’Amérique pleure » des Cowboys Fringants, qui a reçu la semaine dernière le prix de la vidéo de l’année au Premier gala de l’ADISQ?

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Tout au long du clip, on peut voir le trentenaire bien en évidence comme meneur d’un groupe de danse en ligne, dont les mouvements évoquent les paroles de la chanson. Il est suivi par une vingtaine d’autres danseurs et danseuses.

Ce n’est qu’au lendemain du Premier gala de l’ADISQ que le natif de Saint-Hyacinthe a appris que le clip avait reçu le prix de la vidéo de l’année, lorsque des amis lui ont partagé la nouvelle. Il se dit fier du travail accompli, mais souligne surtout le génie des Cowboys Fringants et de leur équipe. « Ils le méritent vraiment », dit-il à propos de cet honneur.

Étant lui-même un fan du groupe, Mathieu Casavant s’est senti « privilégié » de pouvoir participer à ce projet. Surtout qu’il s’agissait d’une première expérience de vidéoclip pour lui.

« Ça s’est fait à travers le Studio 2720 [de Montréal, où il est directeur des cours de groupe et professeur de danse, NDLR]. La production m’a appelé parce qu’ils cherchaient entre 20 et 30 danseurs pour participer au clip. Et à partir de ce moment, tout a déboulé et je suis devenu le danseur principal », se souvient le Maskoutain.

C’est sa compatriote du Studio 2720, Nathalie Pelletier, qui a fait la chorégraphie. En moins de deux semaines, ils ont dû monter le numéro et le pratiquer.

Mathieu Casavant se rappelle encore du moment où les membres des Cowboys Fringants sont arrivés sur le plateau du vidéoclip, dont la scène se déroule dans un bar de la rue Notre-Dame, à Montréal. « On était très fébriles de leur montrer ce qu’on avait fait », mentionne-t-il.

« C’était la première fois que je faisais du lipsync en dansant. C’était déstabilisant avec les caméras et l’éclairage, mais c’était une belle expérience », ajoute-t-il.

Lui et des membres de la troupe de danse ont même eu l’occasion de refaire la chorégraphie en live lors du Show de la rentrée de la chaîne Noovo, alors que les Cowboys Fringants les ont invités à participer à leur numéro présenté au Centre Bell au cours duquel ils ont interprété « L’Amérique pleure ».

Son parcours

La danse, c’est une vraie passion pour Mathieu Casavant. Au fil des années, il a participé à de nombreuses compétitions à l’échelle canadienne avec sa partenaire Mélanie Martin, en plus d’enseigner différents types de danse à tous les niveaux de clientèles. Il possède également des certifications qui lui permettent d’être juge lors de certaines compétitions.

Pourtant, ce n’est qu’à l’âge de 17 ans que le Maskoutain s’est lancé dans la danse.

« J’ai commencé à Sainte-Rosalie, au Studio Harmonie, avec Alain Geoffrion [et Louise Harrison]. C’est avec eux que le plaisir de la danse sociale s’est développé », se remémore-t-il.

La vie l’a d’abord mené bien loin des arts puisqu’il est devenu bachelier en traduction, mais l’amour de la danse était trop fort et il a finalement opté pour des études en danse classique, contemporaine et jazz. Au fil du temps, il a même ouvert son propre studio, Quividanse, à Montréal, puis occupé un rôle important au Studio 2720.

Vu la situation pandémique et la suspension de la plupart de ses activités liées à la danse et à l’enseignement, Mathieu Casavant a choisi de sauter à pieds joints dans le réseau de la santé. Après avoir prêté main-forte comme aide de service dans un centre d’hébergement de Montréal au printemps, il a suivi la formation accélérée pour devenir préposé aux bénéficiaires en CHSLD et exerce cette nouvelle vocation au Centre d’hébergement de La Pinière à Laval.

« Je trouve que c’est un métier très gratifiant. On répond à des besoins de base que ces personnes ne pourraient pas faire sans nous. »

Il avoue toutefois avoir hâte de renouer avec la danse. « C’est de mettre une grosse partie de moi sur pause », conclut-il.

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