31 octobre 2019
Football scolaire
Un « défi intéressant » pour les Patriotes juvéniles en séries
Par: Maxime Prévost Durand

Dans le dernier match de la saison, un choc tout maskoutain, les Patriotes ont eu le dessus sur le Drakkar par la marque de 23 à 1. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Au terme d’une saison de cinq victoires et trois défaites, qui leur a permis de terminer au 4e rang de la division 3 juvénile, les Patriotes de l’École secondaire Saint-Joseph auront une lourde commande pour lancer les séries. Ils ont rendez-vous avec les Sphinx de l’école Jacques-Rousseau (Longueuil), invaincus cette saison.

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Les deux équipes s’étaient rencontrées une fois en saison, un match qui s’était soldé par une victoire in extremis de 15 à 14 des Sphinx. Elles se recroiseront dans le cadre de la demi-finale le 8 novembre du côté de Longueuil.

« Ça va être un défi intéressant vu qu’on a été capables de leur tenir tête en saison, a mentionné l’entraîneur-chef des Patriotes, Marco Arpin. Il faut juste que nos gars jouent le même genre de match et on aura des chances. »

Avec une équipe à maturité, dont plusieurs joueurs en sont à leur dernière saison chez les juvéniles, les Patriotes ont connu cet automne leur meilleure campagne depuis un moment.

« Ça faisait longtemps que Saint-Joseph n’avait pas eu une fiche gagnante dans cette division, a fait remarquer l’entraîneur Arpin. On a progressé constamment, puis on a même eu deux matchs contre des équipes au-dessus de nous [au classement] qui ont fini par seulement un point d’écart. Ce sont toutes des petites choses qui nous ont permis de bâtir tout au long de la saison. »

Une autre victoire contre le Drakkar

Pour clore le calendrier régulier, les Patriotes ont signé une victoire de 23 à 1, samedi dernier, face à leurs rivaux maskoutains du Drakkar de la Polyvalente Hyacinthe-Delorme.

Il s’agissait d’une deuxième victoire en autant d’affrontements de la part de l’ÉSSJ. Les Patriotes avaient également eu le meilleur par la marque de 13 à 9 lors du premier duel, en début de saison, dans un match où la Coupe Saint-Hyacinthe était à l’enjeu.

La rencontre de samedi n’avait toutefois que très peu de signification pour les deux équipes, outre une question de fierté. Le Drakkar, sans victoire jusque-là, était déjà écarté des séries, tandis que les Patriotes savaient déjà qu’ils allaient terminer au 4e rang de la division, le dernier donnant accès aux séries, peu importe l’issue du match.

Malgré un pointage tout à l’avantage des représentants de l’ÉSSJ, les deux équipes ont montré de belles choses sur le terrain, mais certaines erreurs ont été fatales au Drakkar, qui n’a pas réussi à trouver son rythme.

La PHD a notamment réalisé une interception tôt dans la rencontre, sans toutefois pouvoir capitaliser. Quelques instants plus tard, les Patriotes ont inscrit le premier touché du match sur une course d’environ cinq verges. Une interception des Patriotes dans les dernières secondes du 2e quart leur a permis d’ajouter un simple dans les secondes suivantes afin de retourner au vestiaire avec une avance de 8 à 0.

Un touché de sûreté, un touché sur une passe de 15 verges et deux placements – l’un d’une vingtaine de verges et l’autre de plus de 35 verges – ont complété la marque du côté des Patriotes, tandis que le Drakkar a évité le blanchissage grâce à un simple inscrit sur un botté de dégagement en fin de 4e quart.

Un Drakkar en reconstruction

Pour le Drakkar, il s’agissait d’une huitième défaite en autant de matchs de saison régulière. L’équipe était toutefois consciente du défi qui les attendait cette saison.

« On avait une mission de reconstruction sur deux ans avec cette équipe et le but était d’avoir du plaisir et de progresser durant la saison, a mentionné l’entraîneur Yan Genest, revenu à la barre du programme de football de la PHD après deux ans d’absence. C’est difficile, il faut laisser l’orgueil de côté et travailler fort », a-t-il concédé.

Il a néanmoins voulu jeter un regard sur le bon côté de cette saison malgré le zéro qui s’affiche dans la colonne des victoires. « Ce que je trouve positif, c’est que les gars n’ont jamais baissé les bras. Ils sont restés dans le bateau et ils sont restés focus. Ils ont compris où on s’en va, même si c’est difficile et que tout le monde voudrait gagner dans le moment présent. »

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