15 décembre 2016
Complot à la PHD : la demande de remise en liberté refusée
Un des jeunes sera évalué pour non-responsabilité criminelle
Par: Maxime Prévost Durand
La demande de remise en liberté formulée par les deux adolescents accusés de complot de meurtre et de viol a été refusée.  Photo François Larivière | Le Courrier ©

La demande de remise en liberté formulée par les deux adolescents accusés de complot de meurtre et de viol a été refusée. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les deux adolescents accusés de complot pour meurtre et viol resteront détenus durant toutes les procédures, a tranché la juge Vivianne Primeau le 9 décembre. Mais avant d’aller plus loin, une évaluation de non-responsabilité criminelle sera exercée auprès du jeune de 16 ans.

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Son avocat, Me Francis Savaria, en a fait la demande mardi au Palais de justice de Saint-Hyacinthe, alors que le dossier revenait en Chambre de la jeunesse pour la quatrième fois en moins de deux semaines. L’adolescent qu’il représente devra donc se souscrire à une évaluation en centre hospitalier dans un délai de 30 jours. Aucune demande en ce sens n’a été formulée concernant l’autre accusé, âgé de 14 ans.

Quatre jours plus tôt, les deux jeunes apprenaient qu’ils allaient devoir poursuivre leur séjour en centre jeunesse jusqu’à ce que le dossier soit clôt. La juge Primeau a tenu compte de deux motifs pour en venir à cette décision, soit la sécurité du public et le fait qu’une remise en liberté pourrait miner la confiance du public à l’égard du système de justice.

« Nos clients sont déçus du résultat, ils espéraient être remis en liberté, a soutenu Me Savaria à sa sortie de la salle d’audience, le 9 décembre. Par contre, ils comprennent très bien les motifs que la juge a expliqués. Elle a rendu une décision très étoffée en droit, bien appuyée par la jurisprudence ainsi que sur les motifs du système de justice pénale pour adolescents. »

La mère d’une des victimes alléguées s’est montrée soulagée au terme de cette décision. « Je crois que l’encadrement est bon pour aider ces jeunes à se reprendre en main. Ça va être bon pour tout le monde, pour ces jeunes-là et pour les nôtres, a-t-elle commenté, prise par l’émotion. Il y a encore beaucoup d’espoir pour eux, je souhaite que ces jeunes-là s’en sortent. »

Le dossier reviendra devant la Chambre de la jeunesse le 10 janvier pour la suite des procédures.

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