24 mars 2016
Site E.T. Corset/Goodyear
Un design de 45 000 $ pour Laframboise
Par: Benoit Lapierre
La Ville a demandé au bureau d’architectes ABCP et à la firme WAA (architecture du paysage) de lui soumettre des propositions d’aménagement du boulevard Laframboise, entre la rue Delorme et le tunnel piétonnier de la gare. À droite sur la photo : ce qui reste des fondations de la Goodyear. Photo François Larivière | Le Courrier ©

La Ville a demandé au bureau d’architectes ABCP et à la firme WAA (architecture du paysage) de lui soumettre des propositions d’aménagement du boulevard Laframboise, entre la rue Delorme et le tunnel piétonnier de la gare. À droite sur la photo : ce qui reste des fondations de la Goodyear. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Tel que convenu avec les promoteurs qui exploiteront le site E.T. Corset – Goodyear, la Ville de Saint-Hyacinthe va se charger de l’opération qui consiste à réaménager et embellir la voie publique devant le futur complexe immobilier « Le Faubourg de la Gare ». Elle vient de consacrer près de 45 000 $ à des services professionnels dans le dossier.

Publicité
Activer le son

À sa séance du 7 mars, le conseil municipal a d’abord confié un mandat de 20 115 $ à la firme ABCP Architecture et Urbanisme afin qu’elle lui soumette une proposition d’aménagement pour le court segment du boulevard Laframboise compris entre la rue Delorme et le tunnel piétonnier passant sous les voies ferrées du CN, du côté est de la gare. Datant de 1942, ce tunnel qui relie le boulevard Laframboise à la rue Sicotte est inclus parmi les éléments de réflexion soumis au consultant. Puis, le 21 mars, la Ville a ­octroyé un contrat de 24 700 $ à la firme montréalaise WAA, spécialisée en ­architecture du paysage, pour qu’elle se penche aussi sur ce même tronçon de ­Laframboise se terminant en cul-de-sac devant le site Goodyear.

ABCP est le même bureau à qui la Ville avait fait appel en juin 2014 (mandat de 51 623 $) pour la conception d’une proposition d’implantation des édifices à logements que Bellus Développement souhaite construire à l’angle des rues ­Delorme et Laframboise, sur un emplacement qui appartient toujours aux Maskoutains Stéphane Arès et Fernand Mathieu.

Jusqu’ici, les recommandations d’ABCP n’ont pas toujours été suivies à la lettre, comme le démontre la démolition de la E.T. Corset, un édifice patrimonial datant de 1892 dont le bureau ­d’architectes avait d’abord proposé la préservation et l’intégration au projet. De l’ancienne manufacture, il ne subsistera finalement que sa tourelle, recouverte de ses tuiles d’ardoise originales. Comme l’a exigé la Ville, elle sera réinstallée sur le bâtiment de remplacement qui sera construit au coin de Delorme et Laframboise.

Les mandats confiés à ABCP et WAA ­découlent de l’accord de 490 000 $ que la Ville de Saint-Hyacinthe a conclu au ­printemps 2014 avec Stéphane Arès, peu après la démolition de l’ancienne usine Goodyear. M. Arès avait alors retiré la poursuite de 470 000 $ qu’il avait intentée contre la Ville pour les pertes subies ­durant les quatre années où l’immeuble Goodyear, dont il était alors l’unique ­propriétaire, a fait l’objet d’une réserve foncière à des fins municipales. En contrepartie, la Ville lui a versé 200 000 $ en dédommagement et s’est engagée à consacrer 290 000 $ à la mise en valeur du site, soit 90 000 $ pour l’élaboration d’un plan d’aménagement d’ensemble et 200 000 $ en interventions diverses destinées à conférer au secteur un cachet particulier. Par la suite, M. Arès devait faire l’acquisition de la E.T. Corset, l’immeuble voisin, pour agrandir le site qu’il destinait à un projet résidentiel.

C’est là que Bellus Développement ­prévoit implanter 160 condos répartis dans six bâtiments, selon un projet révisé qui comportait initialement huit ­bâtiments. Cette nouvelle version ­nécessite aussi des modifications aux ­règlements d’urbanisme. Elles ont fait l’objet d’un projet de règlement dont le texte ­définitif a été adopté le 7 mars par le conseil municipal. Les citoyens des zones concernées avaient jusqu’au 18 mars pour demander que ces changements soient soumis à la procédure ­d’approbation référendaire, mais comme personne ne s’est manifesté, le conseil a pu adopter le règlement à sa séance du 21 mars.

image