9 mars 2017
Les Blood Brothers à Z
Un duo de feu
Par: Maxime Prévost Durand
« On développe beaucoup la pyrotechnie - les explosions et les ondes de choc - mais c’est aussi extrêmement satisfaisant de faire des effets spéciaux atmosphériques que l’on ne remarque pas », explique Jib Bérubé, à droite. Carlo Harrietha, à gauche, ajoute qu’« un effet réussi, c’est un effet qu’on n’a pas vu ». Photo François Larivière | Le Courrier ©

« On développe beaucoup la pyrotechnie - les explosions et les ondes de choc - mais c’est aussi extrêmement satisfaisant de faire des effets spéciaux atmosphériques que l’on ne remarque pas », explique Jib Bérubé, à droite. Carlo Harrietha, à gauche, ajoute qu’« un effet réussi, c’est un effet qu’on n’a pas vu ». Photo François Larivière | Le Courrier ©

Chaque mercredi pour les huit prochaines semaines, la face cachée des effets spéciaux sera dévoilée dans la téléréalité Les Blood Brothers, mettant en vedette Carlo Harrietha et Jean-Mathieu « Jib » Bérubé, deux passionnés installés à Saint-Valérien-de-Milton. On y verra leurs projets, leurs délires, et leur quotidien loin d’être banal.

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Lorsqu’ils se sont rencontrés il y a une vingtaine d’années, jamais les « frères » n’auraient imaginé qu’une série leur serait consacrée. « Je suis graphiste de formation, et Jib était illustrateur. C’est en réalisant notre premier long métrage (Cul de $ac, en 2008) que l’on s’est découvert un talent pour les effets », explique Carlo Harrietha. Les contrats pour créer les effets spéciaux de différents projets se sont multipliés depuis, mais ce n’est qu’avec le tournage de Turbo Kid que le nom Blood Brothers s’est imposé de lui-même.

Quant à l’opportunité télévisée, elle s’est présentée l’été dernier. « Quand on nous a approchés, l’entreprise était en pleine expansion : on travaillait sur quatre films en même temps et on faisait la visite technique d’un cinquième plateau », se souvient Jib Bérubé. Le tournage de Les Blood Brothers s’est échelonné sur cinq mois, dès la fin août 2016. Il en a résulté une saison de huit épisodes de 30 minutes chacun. « Et on présente 2 ou 3 projets par épisode », estime Carlo.

Rien d’impossible

La première chose qu’on apprend en côtoyant les deux complices, c’est que tout, absolument tout, est contrôlé au détail près. « Beaucoup de gens ne réalisent pas le travail qui est fait pour créer une scène. La série permet de faire découvrir une partie de la réalité », confirment-ils. Ils ajoutent qu’aucune demande n’est impossible, et que le CGI (les effets spéciaux numériques) n’a plus la cote, au profit des « vrais » effets spéciaux. « Le 3D a atteint ses limites », tranche Jib, rappelant que même si les effets sont réalistes et souvent en apparence dangereux, ils sont parfaitement sécuritaires et contrôlés.

Trippeux et débogueux

La passion des deux comparses occupe vraiment une part impressionnante de leur vie. « On fait cette job-là parce qu’on trippe. Quand on n’est pas en tournage, on invente de quoi pour notre plaisir », confirme Carlo, mentionnant certaines créations du duo. En fait, tout a été fait sur mesure par Carlo Harrietha et Jib Bérubé, qui s’amusent à « déboguer » des gadgets et leurs mécanismes. « C’est assez ridicule, la quantité de petites choses inutiles qu’on sait dans la vie », explique Carlo en riant.

C’est cette passion, sans filtre, qui sera présentée à la télé. « Vous pourrez voir le trajet derrière ce qu’on fait, les étapes » … sans dévoiler leurs secrets, bien entendu. « Le show est sur deux méchants malades qui travaillent », résume parfaitement Jib. C’est là que la tranquillité de Saint-Valérien est aussi appréciée. « On peut faire exploser des choses sans déranger personne. À Montréal, ça passerait au téléjournal tout de suite », compare Jib.

Envie d’en savoir plus sur ces deux personnages colorés de Saint-Valérien? L’émission Les Blood Brothers sera diffusée à Z tous les mercredis à 21 h 30 dès le 15 mars. Quant aux deux collègues, l’année 2017 promet d’être plus chargée que jamais.

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