29 septembre 2011
Simon Giard et Alexandre Coupal
Un duo inspirant pour des entreprises agricoles performantes
Par: Le Courrier
Simon Giard et Alexandre Coupal

Simon Giard et Alexandre Coupal

Alexandre Coupal, un jeune producteur porcin allumé et dynamique, tire une grande satisfaction des échanges établis depuis quelques mois avec son mentor, Simon Giard, qui, lui, dirige la ferme laitière familiale avec son frère Bruno depuis 27 ans.

Publicité
Activer le son

Bien que leurs exploitations agricoles soient différentes, l’une dans le secteur du porc, à Saint-Bernard-de-Michaudville, l’autre dans le lait, à Saint-Simon-de-Bagot, tous deux sont confrontés au même défi de taille, celui de la rentabilité de leur entreprise.

« J’ai toujours devant moi une longue liste de choses à faire et d’objectifs à atteindre, avoue M. Coupal. Être jumelé à un mentor, ça m’offre la possibilité d’avoir un oeil extérieur sur la gestion de mon entreprise et sur tout ce qui concerne la mise en marché de nos produits, primordiale pour moi. »

Développer un marché de niche

La Ferme A. Coupal et fils est une maternité de 550 truies, mise sur pied en 2000, qui produit maintenant près de 14 000 porcelets chaque année. Travaillant à forfait pour Isoporc au début, le producteur a racheté son troupeau en 2004. Quatre ans plus tard, il a commencé la vente au détail et la distribution de viande transformée.

Il a notamment développé un marché de niche très particulier, unique au Québec, celui de porcelets de lait, nourris exclusivement au lait de leur mère jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de sept kilogrammes. Pour l’instant, des restaurateurs haut de gamme constituent sa principale clientèle. « Récemment, Louis-François Marcotte a utilisé un de nos porcelets pour l’une de ses recettes sur le barbecue », indique le jeune producteur. En 2007, son entreprise a remporté le concours Les Fermes porcines de l’année, catégorie naisseur, à l’Expo-Congrès du porc et en 2009, M. Coupal était finaliste au concours Jeunes Agriculteurs d’Élite du Canada, section Québec. « En si peu de temps, il performe bien et il veut assurer une croissance soutenue à son entreprise, mentionne M. Giard. Ma paye en tant que mentor, c’est quand mes conseils l’aident à progresser. C’est très stimulant de savoir que quelqu’un atteint ses objectifs, en partie grâce à notre soutien. C’est aussi une expérience enrichissante pour moi, car je ne connaissais pas Alexandre, et pas très bien son secteur. Ça élargit ma vision du monde agricole », poursuit-il. « Un mentor, c’est une personne neutre et c’est ce qui me plaît particulièrement dans cette expérience » avoue pour sa part M. Coupal.

image