14 août 2014
Un faux départ?
Par: Pierre Bornais
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Qu’on se le dise, le Premier ministre est décidé à faire adopter la Loi 3, quitte à affronter tous les syndicats qui s’y opposeront!

Certains admirent cette attitude ferme de monsieur Couillard, en se demandant presque du même souffle si cette volonté sera maintenue au fil du temps.

D’autres estiment qu’il s’agit d’un affrontement pouvant conduire à une détérioration des relations entre Québec et l’électorat.

Et dont le but ultime pourrait être de tester les limites du syndicalisme et de la population en général concernant les sacrifices qui seront demandés à tout le monde pour atteindre le déficit zéro le plus rapidement possible.

Déjà, les syndiqués – et au premier rang les policiers, pompiers, cols bleus et blancs – trouvent toutes sortes de moyens pour dénoncer le «vol» dont ils se disent les victimes.

Certaines manifestations s’apparentent à un manque de civisme fondamental pouvant faire l’objet d’interpellations des policiers au quotidien.

Mais qui fera valoir cette approche auprès de ceux qui devraient le faire normalement?

Il n’y donc aucune solution dans l’affrontement entre les parties et il va falloir opter résolument pour une négociation. Pour mettre la table à une telle opération, il faudrait mettre sur la glace les irritants que renferme le projet de loi. Du nombre, il y a certainement la volonté – souvent improductive – de légiférer mur à mur, sans tenir compte de la réalité. La commission qui débutera sous peu devra faire le point sur la situation qui prévaut et permettre aux parties d’apporter leurs commentaires.

Il ne faut surtout pas donner l’impression que tout est entendu d’avance et que la décision est arrêtée. Les enjeux sont importants, d’accord. Mais il en va aussi de l’intérêt de toute la population, à court terme comme pour les années à venir.

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