8 décembre 2011
Un filet de sécurité nécessaire pour le monde agricole
Par: Le Courrier
Durant le congrès qui se tenait sous le thème « Le défi alimenterre », les 420 délégués, dont une trentaine provenant de la Fédération de Saint-Hyacinthe, ont étudié plus d’une cinquantaine de résolutions portant sur divers aspects du milieu agricole.

Durant le congrès qui se tenait sous le thème « Le défi alimenterre », les 420 délégués, dont une trentaine provenant de la Fédération de Saint-Hyacinthe, ont étudié plus d’une cinquantaine de résolutions portant sur divers aspects du milieu agricole.

Le 87e congrès général de l’Union des producteurs agricoles a permis de démontrer que l’agriculture a réellement besoin d’avoir un solide filet pour assurer la sécurité financière et l’avenir des producteurs agricoles.

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Le président de la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe, Réjean Bessette, rejoint la pensée du nouveau président général de l’Union, Marcel Groleau, voulant que le gouvernement doive être au même diapason à l’égard de l’agriculture qu’il le fait pour certains autres secteurs de l’activité économique.

« Dans son discours, M. Groleau a fait valoir que le gouvernement injecte environ 300 000 $ par emploi dans l’aluminerie et que tout le monde applaudit. C’est la même chose pour l’industrie des jeux vidéos. De notre côté, on a l’impression d’être continuellement des quémandeurs. Les producteurs ne doivent plus être perçus comme étant à la remorque de l’État, mais plutôt comme ceux qui tirent l’économie du Québec et celle des régions. Rappelons-nous que chaque dollar investi en agriculture en rapporte au moins cinq dans l’économie québécoise. » Durant le congrès qui se tenait sous le thème « Le défi alimenterre », les 420 délégués, dont une trentaine provenant de la Fédération de Saint-Hyacinthe, ont étudié plus d’une cinquantaine de résolutions portant sur divers aspects du milieu agricole.

Une crise agricole

Pour les dirigeants de la Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe, la crise que traversent certains secteurs comme le porc, le bovin, l’agneau et le veau de grain doit être prise au sérieux par nos dirigeants.

« Ce n’est pas vrai que du jour au lendemain des agriculteurs deviennent tout à coup des incompétents dans leur domaine au contraire, plaide le président Réjean Bessette. Certes, il y a eu une hausse du prix des aliments, mais les contraintes imposées par la Financière agricole, qui doit pourtant appuyer l’agriculture, deviennent soudainement inquiétantes et inadmissibles pour des centaines de producteurs de notre région. » Sur le territoire de la Fédération de Saint-Hyacinthe, on compte plus de 1 200 producteurs bovins et un peu moins de 600 fermes porcines. À la grandeur du Québec, on estime que près du tiers des entreprises agricoles vivent des situations difficiles à différents degrés.

Le phénomène de l’intégration

Lors du congrès, il a été résolu d’étudier au cours de la prochaine année le phénomène d’intégration dans certains secteurs de production agricole. L’UPA rappelle que la pérennité du modèle agricole québécois repose sur le développement des fermes à dimension humaine.

D’autre part, les délégués ont aussi rappelé au gouvernement du Québec d’être prudent sur la question des gaz de schiste. « Nous devons avoir en main toutes les études appropriées tant sur les aspects environnemental et social avant de prendre les décisions les plus éclairées dans ce dossier qui préoccupe autant la population que les producteurs », précise M. Bessette.

Livre vert

La prochaine année devrait être importante pour le milieu agricole puisqu’il y aura la poursuite des audiences de la Commission parlementaire sur la question du Livre vert en vue de finaliser la politique bioalimentaire du gouvernement du Québec. La Fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe sera d’ailleurs entendue le 20 janvier 2012.

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