11 septembre 2014
Un geste dissuasif?
Par: Pierre Bornais

La politique sur le stationnement au centre-ville date de quelques jours; déjà elle suscite des réactions pas toujours tendres face aux autorités.

En général, le système – étendu dans le temps et plus dispendieux – est jugé sévèrement, c’est le moins qu’on puisse dire!

La tendance lourde des commentaires peut être résumée ainsi : « C’est la vie commerciale au centre-ville qui en paiera le coût ».

Et tout le monde de se plaindre de la hausse des prix (100 %), du minimum obligatoire (1 $), de l’obligation de partir à zéro (perte du temps résiduel) et surtout, de la prolongation des heures (en fin de semaine).

Dire que cette politique est perçue comme dissuasive par la clientèle régulière ou occasionnelle (incluant les travailleurs) est un euphémisme.

Beaucoup pensent que c’est une question de gros sous : augmenter les revenus de stationnement, et tant pis pour ceux qui payent. Voilà un exemple d’un manque flagrant de communication entre les autorités municipales et la population en général.

Pourtant, ce n’est pas le personnel en communication qui manque au sein de l’administration.

Mais bénéficiant d’un stationnement protégé, sont-ils en mesure de mesurer et comprendre la problématique réelle imposée surtout aux clients des commerces?

En fin de semaine, j’ai vécu une expérience particulière. La politique étant en vigueur, je me suis stationné dans un espace couvert par le système. Je devais m’absenter quelques minutes seulement, mais il me fallait mettre un dollar minimum dans l’appareil de contrôle; pas moyen « d’acheter » une durée abrégée.

J’aurais pu passer outre, mais du coin de l’oeil, j’ai vu un préposé dans son véhicule qui n’attendait que mon départ pour me prendre en défaut.

J’ai alors décidé de repartir et d’aller faire ailleurs ce que je me proposais de faire au centre-ville.

Et j’ai eu ma leçon!

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