5 mars 2015
Un héritage Jeunes en santé
Par: Maxime Prévost Durand
Depuis quelques années, Jeunes en santé a ajouté le volet alimentaire à sa mission, en plus du volet de l’activité physique. Photo Facebook Jeunes en santé

Depuis quelques années, Jeunes en santé a ajouté le volet alimentaire à sa mission, en plus du volet de l’activité physique. Photo Facebook Jeunes en santé

« C’est bien beau accueillir les Jeux du Québec, mais qu’en restera-t-il une fois terminés? » Il y a dix ans, cette réflexion a donné naissance à l’organisme Jeunes en santé, qui vise à promouvoir ­l’activité physique dans la région maskoutaine.

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Une décennie a passé et Jeunes en santé est plus en demande que jamais dans les écoles de la Commission scolaire de Saint-Hyacinthe. L’organisme bénéficie d’un partenariat avec Québec en Forme lui permettant de poursuivre, encore ­aujourd’hui, la mission qui lui avait été confiée en 2005.

Jeunes en santé travaille surtout avec les élèves du primaire et de la maternelle, en plus d’intervenir dans les CPE auprès des enfants de 0 à 5 ans.

« On compte neuf employés à temps plein, dont cinq intervenants en psychomotricité qui vont dans les écoles avec les élèves de la maternelle », relate Véronique Laramée, coordonnatrice de Jeunes en santé.

« Au tout début, quand Jeunes en santé a été créé, c’était pour faire vivre des ­activités sportives aux jeunes du milieu scolaire en utilisant les plateaux des Jeux, se souvient-elle. On appelait ça le Défi scolaire. Il y avait eu la Journée de rêve aussi, où les élèves venaient assister aux compétitions. Notre but était de leur faire vivre quelque chose de positif pour ­essayer de les inciter à bouger. »

À la fin des Jeux, un don de 50 000 $ a permis à l’organisme de poursuivre ses activités. L’arrivée de Québec en forme dans le portrait en 2008 a assuré la ­continuité de Jeunes en santé. Né d’un partenariat entre le gouvernement ­québécois et la Fondation Lucie et André Chagnon, Québec en forme a reçu le mandat en 2007 de couvrir l’ensemble de la province, ce qui a permis l’entente avec Jeunes en Santé jusqu’en 2017.

Depuis, l’organisme ne fait que prendre de l’expansion.

Le volet alimentaire a été greffé à celui de la promotion de l’activité physique, ce qui lui permet d’avoir une offre encore plus complète. L’équipe de Jeunes en santé compte d’ailleurs deux ­techniciennes en diététique, en plus de kinésiologues.

Son existence est toujours aussi ­pertinente, croit Mme Laramée, qui ­observe un retard au niveau moteur chez les plus jeunes enfants. « Ils sont de moins en moins stimulés avec la ­télévision et les jeux vidéos. Même si on parle beaucoup de l’activité physique, il reste qu’on observe un retard. On essaie de développer tout le côté moteur du jeune. Ce n’est pas juste de le faire bouger pour le faire bouger, il faut qu’il y ait une intention. »

Tant et aussi longtemps qu’elle le ­pourra, l’équipe de Jeunes en santé ­continuera de promouvoir avec ardeur les bienfaits de l’activité physique dans la ­région maskoutaine, en espérant pouvoir léguer des saines habitudes de vie à la prochaine génération.

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