18 mars 2021
Résidence du Groupe Lokia à Saint-Hyacinthe
Un immeuble au cœur d’un boisé
Par: Rémi Léonard

Implantation de la future résidence dans la couverture végétale existante. La rue Larivée Ouest est ici à l’avant-plan et l’immeuble complètement au fond se trouve à être l’arrière du Collège Saint-Maurice. Capture d’écran de la présentation virtuelle

Le site retenu pour ériger la future résidence du Groupe Lokia dans le quartier Sacré-Cœur présente une particularité évidente : son important couvert forestier. Lors de la présentation du projet, toutes les parties impliquées ont convenu de l’importance de conserver le maximum d’arbres matures dans le cadre de l’implantation de cet immeuble de plus de 300 unités.

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Cette préoccupation a effectivement été bien présente tout au long de la phase de conception, a ainsi confirmé l’architecte Pierre Martin, de la firme PMA architectes, mandatée par le Groupe Lokia pour ce projet. Dans son allocution, il a souligné d’emblée le « couvert végétal remarquable » du terrain, caractéristique qui représente même son « attribut principal », a indiqué M. Martin. C’est pourquoi le positionnement même du bâtiment, son gabarit en hauteur et la présence d’un stationnement souterrain ont tous été pensés pour réduire le plus possible l’empreinte du projet sur le couvert végétal, a expliqué l’architecte. Rien n’a été laissé au hasard puisqu’un « inventaire exhaustif » des arbres existants a été réalisé en utilisant même la géolocalisation, a-t-il aussi indiqué.

Il n’a cependant pas été en mesure de chiffrer le nombre d’arbres qui devront tout de même être abattus. Pour avoir une idée du bilan des arbres sacrifiés et de ceux conservés, on peut tout de même se fier aux superficies d’occupation du sol. Le bâtiment en tant que tel s’étendra ainsi sur 18 % du terrain, les surfaces pavées 26 % (en plus du stationnement souterrain, le projet comprend aussi un stationnement extérieur) et les espaces verts 56 %.

Pas d’approbation référendaire

À la Ville de Saint-Hyacinthe, on avait également cette préoccupation à cœur lors de l’analyse du projet, a exprimé le maire Claude Corbeil. Invité à préciser le nombre d’arbres qui devront être abattus dans le cadre de ce projet, le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, a convenu de fournir cette information ultérieurement, ce qui ne s’est pas concrétisé au moment de mettre sous presse, mercredi après-midi.

Les plans ont déjà été approuvés par le conseil à la séance de ce lundi puisque le secteur est régi par un plan d’implantation et d’intégration architecturale. Comme le zonage en vigueur ne cadre pas encore avec le projet, tout comme la hauteur permise, entre autres choses, une procédure de projet particulier de construction devra être déposée ultérieurement.

Le maire Claude Corbeil et le conseiller du secteur concerné, David Bousquet, ont invité les citoyens intéressés à aller visionner la vidéo de présentation du projet, disponible depuis cette semaine sur le site de la Ville, sous l’onglet « Consultations publiques ».

Le maire a aussi indiqué que des commentaires pourront éventuellement être formulés par les citoyens afin de les intégrer, « dans la mesure du possible », au projet. Dans la même allocution, il a aussi annoncé que la modification réglementaire qui devra rendre le projet possible sera soustraite à toute approbation référendaire en vertu d’une disposition de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (l’article 123.1). Il s’agit de la même approche que celle utilisée dernièrement pour autoriser le projet de résidence du Groupe Maurice en s’appuyant sur le fait que le complexe à bâtir est en partie destiné à des « personnes ayant besoin de soins ».

Présentation exhaustive

La présentation virtuelle, qui dure une quarantaine de minutes et donne la parole à plusieurs intervenants, aborde par ailleurs les études d’ensoleillement et de circulation réalisées dans le cadre de la préparation de ce projet. On y présente aussi les différents aménagements paysagers prévus autour de la résidence, par exemple pour mettre en valeur le sanctuaire de Fatima, une chapelle qui se trouve déjà sur le terrain.

Pour réaliser le projet, l’un des deux cimetières des Sœurs de la Présentation de Marie, le plus ancien, devra par ailleurs être déplacé vers le cimetière de la cathédrale, un peu plus à l’est sur la rue Girouard, a aussi indiqué leur supérieure provinciale, Sœur Clémence Moreau.

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