17 novembre 2011
Dur réveil à Saint-Hugues
Un incendie détruit une écurie
Par: Le Courrier

Un incendie a ravagé un vaste bâtiment de ferme de Saint-Hugues, tôt lundi matin.

Une ancienne laiterie, transformée depuis quelques années en étable et en écurie, a été la proie des flammes. Heureusement, aucun animal n’a été incommodé par le feu ou la fumée.

Les pompiers de la municipalité ont reçu l’appel d’urgence peu après 6 h. À leur arrivée, l’incendie s’était déjà propagé dans l’ensemble de la structure. « Le feu sortait de partout, a commenté le capitaine du service incendie de Saint-Hugues, Dany Beaulac. La menace qu’une partie de l’édifice s’effondre était bien réelle. »Rapidement, les pompiers ont installé les réserves d’eau à proximité et ont appelé en renfort des équipes et des camions-citernes des municipalités de Saint-Marcel, Saint-Simon et Sainte-Hélène. Près de 40 sapeurs, dont 28 pompiers de Saint-Hugues, ont combattu le brasier. Dès les premiers instants, les pompiers ont travaillé à refroidir et à déplacer un important réservoir de gaz propane qui se trouvait à quelques mètres seulement du bâtiment en flammes. « Ça s’est effondré assez vite, à l’exception d’une partie recouverte par un dôme en métal, a poursuivi M. Beaulac. Notre travail était de protéger ce qu’il y avait autour. On savait qu’on ne pouvait rien sauver. »L’importante couverture médiatique accordée à l’incendie a soulevé quelques railleries dans l’équipe de pompiers. Ces derniers ont tenu à préciser qu’ils n’avaient pas manqué d’eau au cours de l’opération et que l’importante dénivellation de terrain ne leur permettait pas de s’alimenter directement dans la rivière Yamaska, située juste en face du lieu du sinistre. « On entendait que notre station de pompage était loin et que ça compliquait les choses. Dans les faits, la station d’approvisionnement en eau était à moins de deux kilomètres. Pour une municipalité comme Saint-Hugues, c’est la porte d’à côté! Nous sommes formés pour travailler de cette façon », a expliqué le directeur adjoint du service, Yvon Roy.Au final, le bâtiment est une perte totale. En raison de l’importance des dégâts et de l’ampleur de la scène, les pompiers de Saint-Hugues ont remis l’enquête entre les mains des policiers de la Sûreté du Québec, qui devront identifier la cause de l’incendie. Rejoints par LE COURRIER, les propriétaires se sont refusés à tout commentaire, se limitant à dire qu’ils ne savaient pas encore s’ils reconstruiraient le bâtiment.

image