14 novembre 2013
Un maire straight et impliqué
Par: Martin Bourassa
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Les Maskoutains peuvent dormir sur leurs deux oreilles avec Claude Corbeil. Ce n’est pas un Rob Ford en devenir. Loin de là.

Corbeil ne rime pas avec excès et exubérance. Contrairement au maire de Toronto, il n’a jamais fumé de crack. Il ne garde pas un souvenir très agréable de la seule puff de cigarette qu’il s’est permise il y a bien des années de ça.La seule chose qu’il se permet de fumer à l’occasion, c’est du porc et encore!Dieu qu’il fait bon avoir des élus réservés et full straight.Cela dit, les prochaines quatre années risquent d’être intéressantes à suivre à Saint-Hyacinthe, selon ce que j’ai pu voir et percevoir lors de l’assermentation des élus.Les p’tits nouveaux de 2009 ont pris du coffre et de l’assurance. Disons qu’ils seront moins impressionnés par la grosse machine municipale.En plus de devoir composer avec un nouveau maire, la direction générale de la Ville devra donc aussi manoeuvrer avec un conseil plus expérimenté et aguerri qu’en 2009.Un conseil moins facilement malléable, mettons.Et on me chuchote dans le creux de l’oreille que M. Corbeil n’entend pas se faire dicter son agenda, ses priorités et ses gestes sans rien dire. Il semble comprendre qu’il n’est pas l’instrument de la direction générale, mais bien son patron.L’un des patrons comme de raison. Tous les cadres, même les plus hauts comme de raison, ont des comptes à rendre aux élus, maire et conseillers. C’est comme cela que le système doit fonctionner et non à l’inverse. La direction générale est imputable et redevable aux élus et ces derniers doivent avoir les coudées franches. C’est dans cet état d’esprit que le nouveau conseil semble vouloir entreprendre son mandat, un mandat qui démarre sur les chapeaux de roue avec la préparation du budget et des états financiers.

M.B.

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