25 février 2021
Un nouveau recueil de poésie pour Philippe Chagnon
Par: Maxime Prévost Durand

Dans son nouveau recueil de poésie, le Maskoutain Philippe Chagnon aborde la thématique d’une première relation amoureuse et d’une première rupture. Photo gracieuseté

À quelques jours du Mois de la poésie, qui se déroulera durant tout mars, l’auteur maskoutain Philippe Chagnon signe son retour à la poésie avec la parution d’un nouveau recueil, Dans sa tête poussait une plante, qui succède aux romans L’essoreuse à salade et Le Pourboire lancés en 2019.

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Il s’agit du quatrième recueil de poésie publié par le trentenaire, après Cœur takeout, Arroser l’asphalte et Le triangle des berceuses. Sa plus récente œuvre, disponible en librairie depuis le 16 février, figure parmi les premiers recueils à être publié au sein de la nouvelle collection poésie de Hamac, la maison d’édition avec laquelle il avait travaillé pour son dernier roman.

« Ce livre-là est assez différent de ce que j’ai fait avant. Je reste dans une thématique connue, mais il y a un ton différent, indique Philippe Chagnon en entrevue au COURRIER. Dans mon premier recueil [Cœur takeout], j’utilisais beaucoup l’humour et les jeux de mots en plus de traiter de l’amour. Là, c’est plus neutre. Il n’y a pas vraiment d’humour, mais plutôt des éclats de lumière. Je voulais faire quelque chose de plus sérieux. »

Dans sa tête poussait une plante est un recueil dont les poèmes en prose sont reliés par un thème : celui d’une première relation et d’une première rupture. Il est question de ces moments « quand tu reviens vers ton ex, que tu sais qu’il ne le faut pas, mais que tu le fais quand même, ça fait du bien et ça fait mal », décrit l’auteur.

Ce n’est pas la première fois que la thématique de la relation de couple teinte son œuvre, même qu’elle semble l’inspirer particulièrement, qu’il s’agisse d’éléments fictifs ou de ceux pigés dans ses souvenirs qu’il romance ensuite.

« Les relations que j’ai eues avant ont formé l’être que je suis maintenant. À force de vivre des relations, on apprend à se connaître et à grandir comme personne », dit celui qui est en couple depuis neuf ans et qui vient d’accueillir son second enfant.

Dans sa tête poussait une plante n’est peut-être pas un roman, mais on ressent néanmoins ce fil conducteur, voire cette histoire, s’installer au fil des pages. Il y avait cette volonté de former un tout avec ce nouveau recueil. « Je voulais raconter quelque chose, pas que ce soit juste des poèmes individuels. »

D’une certaine manière, cette approche s’est concrétisée d’elle-même en cours d’écriture. « Tu pars avec un élan et tu vois qu’il y a un thème qui revient, analyse-t-il. Puis les souvenirs apparaissent, avec des images. J’ai vu qu’il y avait cette évolution naturelle. Après, il y a eu le travail de replacer les poèmes dans un certain ordre [pour former le recueil]. »

En plus de voir ce nouveau recueil faire son chemin entre les mains des lecteurs, Philippe Chagnon dit avoir toujours « deux ou trois projets sur la table de travail ». Il énumère un roman terminé et un autre recueil presque bouclé, qui n’attendent qu’à être soumis à des maisons d’édition, de même que deux autres textes qui prennent forme. Tout ça en plus de sa vie de famille et de son boulot au quotidien.

« Je me suis rendu compte que l’écriture ce n’est pas juste une passion, c’est une obsession. En écrivant, j’apprends à me connaître et j’apprends à connaître mon écriture, et les deux on évolue en même temps. »

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