8 décembre 2011
Cité de la biotechnologie
Un parc technologique de stature mondiale
Par: Jean-Luc Lorry

Contre toute attente, la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale de Saint-Hyacinthe vient d’être reconnue comme le meilleur parc en émergence de la planète par l’Association of University Research Parks (AURP).

Cette distinction qui place le CLD Les Maskoutains dans la cour des grands a été remise à l’occasion de la conférence internationale tenue par l’AURP à la Nouvelle-Orléans.

« Je ne m’attendais pas à recevoir une telle récompense. Décrocher ce prix prestigieux restera le plus beau moment de ma carrière », a mentionné en entrevue au COURRIER, Mario De Tilly, directeur général du CLD Les Maskoutains.La Cité de la biotechnologie devient ainsi le premier parc technologique au Québec et le troisième seulement au Canada à être lauréat dans le cadre de ce prestigieux concours. « Nous savons que les progrès de ce parc ne font que commencer et nous nous réjouissons de la réussite et de l’impact communautaire de Saint-Hyacinthe Technopole », a déclaré le président de l’AURP, Harold Strong avant de remettre ce prix à Mario De Tilly. La Cité de la biotechnologie s’est démarquée parmi huit autres parcs technologiques implantés sur la planète. Les pays en nomination pour ce prix fort convoité étaient le Canada (deux candidatures), les États-Unis (trois candidatures), le Brésil, le Royaume-Uni et l’Arabie Saoudite.

Message aux gouvernements

Avec ce prix en poche, Mario De Tilly espère maintenant que les deux paliers gouvernementaux reconnaîtront le chemin accompli par la Cité de la biotechnologie et l’importance d’être épaulé par des aides financières publiques.

« Je pense que le gouvernement canadien devrait investir dans l’agroalimentaire au même titre que pour l’industrie pétrolière et automobile », note le commissaire industriel en poste au CLD depuis 1992.« À titre comparatif, le parc technologique des sciences de la vie MaRS Centre à Toronto bénéficiera à terme d’un financement public de l’ordre de 6 milliards de dollars », poursuit-il.Actuellement, la Cité finance ses infrastructures par le biais d’emprunts cautionnés par la Ville de Saint-Hyacinthe. Ses revenus proviennent essentiellement des loyers perçus auprès des entreprises. Quant aux sociétés qui s’implantent dans la Cité, elles sont éligibles àdifférents programmes de financement provinciaux et fédéraux pour faciliter leur implantation et leur développement. Créée en 2003, la Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale de Saint-Hyacinthe occupe aujourd’hui une superficie de près de dix millions de pieds carrés. Ce parc technologique regroupe 30 entreprises privées qui emploient 696 personnes et 18 institutions qui représentent 2 125 salariés.

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