21 janvier 2016
Subaru Crosstrek
Un peu de nouveautés
Par: Marc Bouchard

Loin d’être entièrement redessiné, le Subaru Crosstrek est tout de même ­retouché cette année. C’est la première fois que Subaru revoit son multisegment/familial/VUS ­sous-compact depuis l’arrivée du modèle sur le marché en 2012.

Si la majorité des constructeurs ­apportent quelques retouches à un ­véhicule donné quelques années après son lancement initial, le timing des ­changements apportés au Crosstrek ­coïncide également avec une poussée remarquable dans le segment des VUS sous-compacts. Restreint jusqu’à l’an dernier, le créneau est maintenant sur une lancée avec plusieurs nouveaux ­modèles – Honda HR-V, Mazda CX-3, Fiat 500X, Jeep Renegade – venant s’ajouter aux pionniers tels que les Nissan Juke, Chevrolet Trax/Buick Encore et bien sûr, le Subaru XV Crosstrek.

Pour 2016 par contre, il s’appellera ­uniquement Crosstrek. Plus de XV.

C’est ce genre de changement que ­Subaru a apporté à son multisegment ­urbain. Des changements subtils, mais qui se remarquent tout de même.

Si vous vous êtes rendu chez un ­concessionnaire Subaru récemment, vous avez probablement remarqué que le constructeur japonais vend tout ce qu’il est en ­mesure de produire, et que la ­disponibilité des modèles les plus populaires et accessibles est limitée. Subaru ne souhaite donc pas plaire à tout le monde et dominer la compétition au chapitre des ventes. La marque vise en quelque sorte une niche de la population, ces consommateurs pour qui les caractéristiques tangibles et techniques priment sur le fla-fla.

Offert à partir de 24 995 $, le Crosstrek 2016 est plus dispendieux de plusieurs milliers de dollars que ses ­rivaux principaux. Il est par contre équipé de série de l’un des systèmes de traction intégrale les plus perfectionnés de ­l’industrie. L’hiver en Subaru, peu ­importe le modèle à l’exception de la BRZ, est un véritable jeu.

Le Crosstrek se démarque également au niveau de l’espace intérieur, particulièrement dans le coffre qui affiche un volume de chargement de 632 litres. Ce n’est pas le plus logeable, mais il fait mieux que la moyenne. L’espace à l’avant est ­également l’un de ses points forts. À ­l’arrière c’est un peu plus serré pour les jambes, mais de toute façon le modèle s’adresse aux jeunes familles. Les enfants seront tout à fait à l’aise.

Même moteur

Sous le capot, pas de changements. Le Crosstrek est propulsé par un quatre ­cylindres BOXER de 2,0 litres ­développant 148 chevaux et 145 lb-pi de couple. La puissance est honnête et le véhicule ­répond bien aux demandes du conducteur. Il n’y a pratiquement aucune ­hésitation lorsque l’on appuie sur la pédale droite, et le comportement ­prévisible du Crosstrek met rapidement en confiance.

Lors de notre essai, une courbe glacée que ni moi ni mon collègue n’avions ­anticipée est venue confirmer les prouesses du rouage intégral Subaru et des divers systèmes de contrôle de ­stabilité. Vous pouvez également ajouter à votre Crosstrek la technologie EyeSight qui ajoute une panoplie de systèmes de sécurité actifs tels que le freinage ­automatique, le régulateur de vitesse adaptatif, le système de détection de changements de voie et même un ­système qui arrête la voiture si le conducteur est distrait et retire son pied de la ­pédale de frein en situation de trafic, par exemple.

Tout cela fait en sorte que le modèle a obtenu la mention Meilleur Choix ­Sécurité + de la part de l’IIHS. Une caméra de recul fait également partie de l’équipement de série.

Pour en revenir à la motorisation, elle peut être jumelée à une boîte ­automatique à variation continue (CVT) ou une boîte manuelle de série. La manuelle compte seulement cinq ­rapports par contre. Voilà peut-être ce qui explique pourquoi la version à boîte CVT affiche une consommation moyenne de 9,1 litres aux 100 kilomètres en ville et 7,0 litres aux 100 kilomètres sur l’autoroute, tandis que le modèle à boîte manuelle ne peut faire mieux que 10,2 l/100 km en ville et 7,7 l/100 km sur l’autoroute.

Sans l’être excessivement, la consommation est plus élevée que la majorité des rivaux du Crosstrek.

Finalement, mentionnons qu’il peut remorquer jusqu’à 680 kilos alors que certains compétiteurs ne peuvent ­remorquer du tout. Le Crosstrek est ­également doté d’une garde au sol de 220 mm, mieux que n’importe quel autre VUS sous-compact.

Il s’agit d’un petit utilitaire axé principalement sur le pratico-pratique, avec en plus une sécurité impressionnante été comme hiver. Ce n’est peut-être pas le plus beau ou le plus dynamique sur la route, mais il s’agit certainement d’un choix intelligent dans un segment ­désormais bourré de compétition. (Merci à Charles Jolicoeur)

Photos Charles Jolicoeur

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