7 novembre 2013
Un peu, mais pas trop
Par: Martin Bourassa
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Un nouveau maire, mais pas trop de nouveaux visages autour de la grande table du conseil de ville de Saint-Hyacinthe. Tous les conseillers sortants dont le poste était en jeu dimanche ont été réélus. Je l’avais prédit d’entrée de jeu devant la caméra de TvCogeco, dans la peau du gérant d’estrade en chef.

Les Maskoutains voulaient donc du changement, mais pas trop. Ils aiment leurs vieilles pantoufles confortables, surtout du côté de La Providence où l’indélogeable Bernard Barré a une fois plus réussi à vendre sa salade.Pour mon grand plaisir d’ailleurs puisque cela nous promet encore quatre belles années (!) d’échanges croustillants et de coups de gueule. Avec les Barré, Leclerc, Sansoucy, Bousquet, Delage, Beauregard et cie, cela pourrait d’ailleurs être la caractéristique du prochain conseil : des gens qui ont des choses à dire et qui ne se gêneront pas pour les exprimer, du moins en plénier! Le maire Corbeil pourrait devoir faire un peu de discipline ou avoir à jouer du coude pour s’imposer contre des conseillers trop à l’aise qui pourraient ne pas se gêner pour lui expliquer une ou deux choses de la politique.Il y aura quand même un peu de sang neuf, voire recyclé au conseil. L’expérimentée Johanne Delage fera un grand retour grâce à sa victoire dans Saint-Joseph.Une victoire qui renvoie son rival Gabriel Michaud à son poste de directeur général de la MRC où il ne devrait pas faire vieux os à mon avis, lui qui flirtait avec l’idée d’une préretraite et qui pourrait devoir rendre des comptes au conseil des maires de la MRC au sujet de la neutralité qu’il doit afficher dans les relations villes rurales et ville-centre.Un seul véritable nouveau venu se greffera au conseil. Jacques Denis, élu dans Saint-Thomas-d’Aquin, devra faire sa place à la grande table. Celui qui a entre autres misé sur la grogne liée à l’harmonisation des taxes et bénéficié du fait que sa rivale ne résidait pas dans le quartier pour se faire élire devra démontrer qu’il peut également s’élever au-dessus des seuls intérêts de son quartier. Voilà l’éternel défi des conseillers municipaux : penser globalement, mais agir localement.Tous n’excellent pas dans cet art. On l’a vu avec la Métairie!

M.B.

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