16 juillet 2015
Un pis-aller!
Par: Pierre Bornais
Publicité
Activer le son

Présenté comme un compromis, le « Projet Bellus » ressemble à un pis-aller et constitue une forme de rattrapage dans un dossier dont la préparation a fait défaut. Mais encore faut-il procéder de façon raisonnée et raisonnable, dans la plus grande harmonie avec le voisinage.

Il y a quelques années, la venue éventuelle du train de banlieue justifiait cette approche dans un environnement au passé industriel révolu. D’ores et déjà, il aurait fallu mettre dans le coup la population du coin, car l’implantation de plus de 125 logements ne pouvait être envisagée comme celle d’un bungalow.

Bien peu de choses auraient été faites en ce sens, semble-t-il. Il a fallu attendre le dossier litigieux de la destruction de l’usine E.T. Corset et l’approbation d’un projet domiciliaire, présentant plusieurs failles, pour que ce soit fait.

Et la nouvelle confirmant que le service de train de banlieue ne serait pas offert dans un avenir raisonnable est venue ajouter une autre couche à un dossier mal parti.

En fait, celle-ci est à l’origine d’un changement fondamental dans le projet initial, notamment au niveau des normes de stationnement.

Après consultation auprès des différents experts, aux opinions pour le moins divergentes, et la tenue d’une assemblée des citoyens qui habitent le secteur, un nouveau projet a été soumis. Et il contenait suffisamment de modifications pour aller de l’avant alors même que les derniers vestiges de l’ancienne usine font encore l’objet d’études.

Le compromis obtenu a nécessité beaucoup de temps et d’énergie. Pas sûr cependant qu’il soit à la satisfaction du voisinage. Mais il démontre les faiblesses d’une administration qui semble trop indifférente à l’opinion de ceux et celles touchés par ses décisions.

image