3 août 2017
Course automobile
Un podium historique pour Steve Bernier
Par: Maxime Prévost Durand
Photo Daniel Mailhot

Photo Daniel Mailhot

Pour la première fois, deux Québécois montaient sur le podium des 100 tours de la course des gros blocks à l’Autodrome Drummond. De gauche à droite, le Maskoutain Steve Bernier (2e), le New-Yorkais Matt Sheppard (1er) et le Granbyen Steve Bernard (3e).  Photo Courtoisie Autodrome Drummond / Photo Daniel Mailhot

Pour la première fois, deux Québécois montaient sur le podium des 100 tours de la course des gros blocks à l’Autodrome Drummond. De gauche à droite, le Maskoutain Steve Bernier (2e), le New-Yorkais Matt Sheppard (1er) et le Granbyen Steve Bernard (3e). Photo Courtoisie Autodrome Drummond / Photo Daniel Mailhot

Le Maskoutain Steve Bernier a signé un podium historique le 27 juillet à l’Autodrome Drummond. Pour la première fois, deux Québécois sont montés sur le podium au terme des 100 tours de la course des gros blocks durant la soirée Super Dirt Car Series.

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Le pilote de 38 ans a terminé au 2e rang, tout juste derrière le New-Yorkais Matt Sheppard, tandis que Steve Bernard, de Granby, a complété le trio de tête.
Surtout habitué de rouler à l’Autodrome Granby, où il pointe au 5e rang du classement des pilotes en classe modifié, Bernier s’élançait du côté de Drummondville pour la première fois de l’été.
« La voiture était rapide et j’avais une ligne de course qui allait bien », soutient le Maskoutain, qui a mené une bonne partie de la course. « Il restait environ 25 tours à faire quand il m’a dépassé. Il y a eu une accumulation de rubber au bas de la piste et j’ai choisi de ne pas dévier de ma ligne. C’est de cette façon qu’il a réussi à me dépasser. »
Même s’il a été en tête durant un long segment, sa deuxième place à Drummondville en gros blocks a eu de quoi surprendre, alors qu’il se mesurait à plusieurs pilotes nord-américains spécialistes de cette classe. « Ces gars-là font de 60 à 70 courses par année seulement en gros blocks. Notre avantage à nous est qu’on connait mieux la piste. »
Ce n’était que la deuxième fois que Bernier participait à cette épreuve. L’an dernier, il avait terminé au 5e rang. « Je ne suis pas habitué de courir en gros blocks, alors c’est un défi supplémentaire de s’adapter à la voiture dans un court laps de temps. La conduite est différente de celle des modifiés. La force du moteur est plus élevée et le véhicule est plus pesant », explique-t-il.
La veille, un accrochage dans une course du même type à l’Autodrome Granby avait grandement affecté les performances de la voiture du Maskoutain. Lui et son équipe ont dû mettre beaucoup d’énergie pour que la voiture soit dans les meilleures conditions à Drummondville, où il avait une deuxième chance de briller.
« Ça touche environ une vingtaine de personnes qui pensent juste à ça durant la semaine et qui viennent au garage après le travail pour travailler sur la voiture. Ils le font tous par passion. »
S’il avait remporté la course des gros blocks à Drummondville, Steve Bernier aurait du même coup atteint un plateau important : celui des 100 victoires sur terre battue, toutes pistes et classes confondues. Ce 100e triomphe devra toutefois attendre encore un peu. « J’espère que ça ne traînera pas trop longtemps », avoue-t-il en riant.

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