1 décembre 2016
La circulation reprend son cours normal
Un pont tout neuf, enfin!
Par: Benoît Lapierre
Le nouveau pont Bouchard a été ouvert à la circulation lundi soir, au grand bonheur de milliers d’automobilistes et de camionneurs.  Photo François Larivière | Le Courrier

Le nouveau pont Bouchard a été ouvert à la circulation lundi soir, au grand bonheur de milliers d’automobilistes et de camionneurs. Photo François Larivière | Le Courrier

La nouvelle est tombée un peu avant 17 h lundi, et elle s’est répandue dans Saint-Hyacinthe comme une traînée de poudre : au terme de huit mois de travaux et de 14 mois d’attente, on allait pouvoir commencer à circuler sur le nouveau pont Bouchard le soir même, vers 19 h.

À l’heure dite, les dernières barrières ont été enlevées et les premières voitures ont pu franchir la rivière Yamaska entre la rue des Cascades et le boulevard Laurier Est en roulant sur ce bel ouvrage tout de béton et d’acier, réalisé dans le cadre d’un projet de 15 M$.

La journée s’était déroulée sous un ciel gris, mais sans précipitation, de sorte que l’entrepreneur général, Grandmont & Fils, de Drummondville, a pu profiter du temps sec pour faire tracer la signalisation avec de la peinture fraîche. Le marquage de la chaussée constituait la dernière étape essentielle à la mise en service du pont.

« La reconstruction du pont Bouchard au-dessus de la rivière Yamaska s’est déroulée selon l’échéancier annoncé, permettant ainsi de rouvrir, dans les meilleurs délais possible, cet important lien pour la région de Saint-Hyacinthe. Je tiens à souligner le travail de tous les intervenants qui ont déployé l’énergie requise pour que cette infrastructure soit prête à la date prévue et selon le budget annoncé », a déclaré le ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, Laurent Lessard, dans un communiqué . 

Comme l’ancien, qui datait de 1942 et qui a été démoli en avril, le nouveau pont comporte trois voies de circulation, soit deux en direction est et une direction ouest, et sa largeur a été portée à 18,5 m en fonction des nouvelles normes à cet égard, comparativement à 14,3 m pour l’ancien pont. Une piste cyclopédestre isolée des voies de circulation a été aménagée du côté nord du pont, et un trottoir longe son flanc sud. Il est éclairé par des lampadaires décoratifs, un aspect du projet auquel la Ville a apporté une contribution financière.

Seule ombre au tableau, les feux de circulation brillent par leur absence à l’intersection du boulevard Laurier (route 116) et de l’avenue Saint-Louis (route 137). En attendant leur apparition, ils seront remplacés par des panneaux d’arrêt obligatoire. Le Ministère postera aussi des signaleurs à cette intersection du lundi au vendredi de 7 h 30 à 11 h 30 et de 14 h 30 à 18 h, jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre. « Certains équipements des nouveaux feux de circulation sont toujours en fabrication et seront installés dès que possible, mais nous n’avons pas la date là-dessus », a indiqué Karine Abdel, conseillère en communication au ministère des Transports.

Des entreprises d’ici ont largement participé, en sous-traitance, à la construction du pont.C’est le cas des Carrières Saint-Dominique, qui ont livré pas moins de 2200 m3 de béton à partir de leurs usines de Saint-Dominique et Saint-Hyacinthe, de même que 18 000 tonnes métriques de pierre concassée et d’agrégat. La firme Pavages Maska a produit quant à elle 1600 tonnes métriques d’enrobés bitumineux pour ce chantier et y a réalisé 575 m2 de trottoir, de même que 280 m de bordure.

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