12 juillet 2018
Développement commercial
Un poste clé à combler
Par: Martin Bourassa

Rien de mieux que le début de la grande vente trottoir annuelle à Saint-Hyacinthe pour discuter de développement commercial. 

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D’autant plus que l’actualité locale braque ses projecteurs de ce côté avec deux nouvelles interreliées, à savoir la démission de Claude Rainville, directeur du développement commercial à Saint-Hyacinthe Technopole, le bras économique de la Ville de Saint-Hyacinthe, et l’amorce d’une étude sur la cohabitation entre ce dernier organisme et Développement économique des Maskoutains (DEM), qui relève de la MRC des Maskoutains, dans l’espace entrepreneurial régional. Disons qu’il y a certainement matière à faire un petit ménage dans les mandats respectifs afin de clarifier les responsabilités de chacun et éviter les dédoublements.

À ce sujet, chaque organisme a produit récemment son guide des entreprises manufacturières 2018 à partir de la même base de données qu’ils mettent à jour conjointement. Disons que l’on pourrait facilement n’en produire qu’un seul l’an prochain avec les logos des deux organismes bien en vue sur le plat de devant.Pas besoin d’engager un expert à 32 000 $ pour se faire dire cela.

Une fois que l’on se sera entendu sur les rôles de chacun, il sera ensuite plus facile d’évaluer leur rendement respectif à la lumière de leurs résultats.

Parlant d’évaluer le rendement, il apparaît risqué d’évaluer de l’extérieur la performance de Claude Rainville, un chic type. Disons qu’il avait de très grandes chaussures à remplir en prenant la relève de Sylvain Gervais. Sans porter de jugement sur l’individu, disons que M. Rainville n’a pas réussi à faire oublier son prédécesseur, qui semble briller aux commandes de Commerce et Tourisme Granby et région.

Et le dossier que nous avons présenté le 17 mai sur les hauts et les bas du secteur commercial maskoutain tendait dans cette direction. Rappelons quelques chiffres révélateurs. L’an dernier, il s’est ouvert et fermé à peine une dizaine de commerces sur le territoire de la Ville de Saint-Hyacinthe. Voilà qui est plutôt modeste par rapport à ce qui se passe à Granby ou Drummondville où respectivement 42 et 108 commerces se sont ajoutés au cours de la même période. Quant aux fermetures, on en a recensé 20 à Granby et 70 à Drummondville dans l’ensemble de l’année 2017.

Et si vous pensez que ces comparaisons avec Granby et Drummondville sont boiteuses, sachez que chez nos voisins immédiats, à Belœil, il s’est ouvert 38 commerces l’an dernier. Au chapitre des investissements commerciaux, Saint-Hyacinthe Technopole en a rapporté pour 38,2 M$ en 2017. Encore une fois, les comparaisons font mal puisque les investissements commerciaux ont atteint 47,6 M$ à Drummondville en 2017.

Bien entendu, il serait mal venu d’attribuer nos malheurs au travail d’un seul homme. Mais le successeur de Claude Rainville ne devra pas se présenter comme le candidat de la continuité. Il devra arriver avec des idées nouvelles, un dynamisme contagieux et être prêt à s’investir sur le terrain à Saint-Hyacinthe comme autour.

Sans présumer des conclusions de l’étude en cours, il serait étonnant que l’on recommande de ne pas combler ce poste stratégique. Il faudrait à notre avis le bonifier et donner au prochain directeur du développement commercial les moyens de ses ambitions. Après avoir beaucoup investi dans le volet tourisme et congrès de Saint-Hyacinthe Technopole, il faut maintenant se soucier du volet commercial.

À notre avis, le candidat idéal pour relever ce grand défi se trouve actuellement à la tête de la SDC centre-ville, en la personne de Simon Cusson. Il nous semble mûr pour étendre son terrain de jeu en dehors des limites restreintes de la SDC. Si jamais il n’est pas considéré pour ce poste, dans la mesure où il est intéressé bien sûr, ce sera la preuve (une autre?) que son dynamisme fait peur, qu’il dérange l’ordre établi et qu’il a bien peu d’amis bien placés parmi les décideurs de cette ville.

Considérant que Claude Rainville a quitté pour accepter le poste de directeur général de la Société de développement de l’avenue Mont-Royal, il nous semblerait tout naturel de puiser à même notre propre SDC pour pourvoir son ancien poste. L’autre option populaire serait de prier Saint-Jude afin d’espérer le retour au bercail de Sylvain Gervais.

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