10 janvier 2019
Un premier Centre des arts pour Guillaume Pineault
Par: Maxime Prévost Durand

Après avoir présenté les débuts du rodage de son spectacle au Zaricot il y plus d’un an, Guillaume Pineault vivra son baptême du Centre des arts Juliette-Lassonde le 18 janvier en montant sur les planches du Cabaret André-H.-Gagnon. Photo gracieuseté

Le Zaricot a été longtemps la deuxième maison de Guillaume Pineault. C’est là où il a tenu et animé pendant quelques années les soirées du Retour de l’humour, chaque dernier mardi du mois, puis qu’il a rodé pour la première fois son one-man-show à Saint-Hyacinthe. Cette fois, l’humoriste maskoutain vivra son premier Centre des arts, alors qu’il montera sur la scène du Cabaret André-H.-Gagnon le 18 janvier pour présenter son tout premier spectacle. Devant une salle comble, de surcroît.

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À quelques jours de jouer devant les siens, Guillaume Pineault affichait une petite nervosité. « C’est ingrat de jouer dans sa ville natale, soutient-il au bout du fil, dans une entrevue accordée au COURRIER. J’ai toujours senti un stress supplémentaire de jouer ici on dirait. Je ne suis pas tant connu chez nous, mais en même temps, c’est sold out depuis un petit bout déjà. »

Depuis qu’il a fait ses premiers spectacles de rodage au Zaricot, il y a plus d’un an et demi, son spectacle a bien évolué. Deux numéros ont été ajoutés, certains ont été modifiés ou fignolés, puis un autre, sur la rupture qu’il a vécue avant de rencontrer sa blonde actuelle Anne-Élizabeth Bossé, a été carrément enlevé.

« Il va y avoir des similarités, mais mon aisance sur scène s’est vraiment améliorée, assure Guillaume Pineault. J’avais toujours dit que, quand j’allais commencer mon rodage, j’allais le faire au Zaricot. Maintenant, je suis rendu à l’étape supérieure. Le spectacle a pris du galon, les histoires sont plus solides, même si je ne l’ai pas vraiment raccourci. Je suis un raconteur, alors c’est dur pour moi de tenir ça court », dit-il en riant.

L’engouement se fait définitivement sentir pour son spectacle et pas qu’ici. Que ce soit à Laval, à Jonquière ou à Québec, où il se produira également dans les prochaines semaines, il affiche complet. Pour Saint-Hyacinthe, une supplémentaire a même déjà été annoncée en octobre prochain.

« Je le dis chaque soir quand je monte sur la scène, je ne comprends pas ce qui se passe. J’étais ergothérapeute et ostéopathe avant, personne ne m’applaudissait. C’est ce que je voulais quand j’ai tout lâché pour l’humour, mais il y a une sincère portion de moi qui n’en revient pas. J’ai commencé à En route vers mon premier gala avec ma coupe des Beatles et, aujourd’hui, je vais partout au Québec. »

Au-delà de la scène, ses expériences télévisuelles l’ont fait connaître davantage à un large auditoire, soutient-il. « Les chroniques que je faisais à OD + en direct m’ont permis d’aller rejoindre un public et j’en suis éternellement reconnaissant. La télé m’a beaucoup aidé dans la vente de billets », avoue celui que l’on peut voir également sur les ondes de Vrak dans ALT.

Guillaume Pineault s’est aussi fait entendre à la radio durant l’été, aux côtés de Patrick Groulx, puis deviendra cette année l’un des « Fantastiques chouchous » invités à l’occasion à l’émission du retour à la maison de Véronique Cloutier sur les ondes de Rouge FM.

« La radio et la télé, je le vois comme une rampe de lancement. Ça permet de me faire connaître. J’aimerais faire plus de radio d’ailleurs, j’aime vraiment ça! Mais le focus principal, ça reste de faire de la scène. Je suis un peu workaholic », lance-t-il en riant.

« Quand je regarde mon parcours, je suis vraiment content. […] Ça suit toutes les étapes du processus, même si j’ai tendance à vouloir que tout aille vite. Un jour, peut-être que ce sera dans les grandes salles que je présenterai mon spectacle, mais je suis déjà très content de pouvoir jouer dans les petites salles des diffuseurs. »

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