28 juin 2012
La construction à Saint-Hyacinthe
Un premier trimestre prometteur
Par: Le Courrier

La ville de Saint-Hyacinthe a connu un premier trimestre 2012 très prometteur dans le secteur du bâtiment, indiquent les rapports mensuels de la construction émanant du service de l’Urbanisme.

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Au cours des mois de janvier, février et mars, pas moins de 353 permis de construire ont été délivrés à Saint-Hyacinthe et la valeur des investissements annoncés a atteint 23 millions $. Ce début d’année est presque aussi impressionnant que celui de 2009, alors que la valeur des 241 permis accordés au cours du premier trimestre s’était chiffrée à 25 millions $. Or, 2009 s’est avérée une année vraiment exceptionnelle dans la construction à Saint-Hyacinthe.

En 2012, l’activité s’avère particulièrement intense dans le secteur résidentiel, où des investissements de 17 millions $ ont été annoncés au cours du premier trimestre. Voilà qui contraste avec les statistiques de 2011, une année qu’on pourrait qualifier de tranquille au terme d’une période de 24 mois très active durant laquelle des records de toutes sortes ont été établis.Le montant total des 2008 permis de construire de l’année 2011 s’élève à 93,5 millions $, ce qui est loin du résultat des deux années précédentes. En 2010, la valeur des 1776 permis délivrés s’est chiffrée à 144,9 millions $, tandis qu’en 2009, les investissements déclarés (1849 permis) ont atteint 157,2 millions $, un record. Mais cela ne fait pas de 2011 une mauvaise année pour autant. Elle n’est pas vraiment pire que 2008 qui, avec ses 1717 permis et ses 95,6 millions $ en investissements, a précédé deux années exceptionnelles.En 2009, c’est l’ampleur de quelques projets de types institutionnel et commercial qui a fait gonfler la valeur totale des permis. Le projet du complexe d’épidémiosurveillance de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal a représenté à lui seul un investissement de 36 millions $ pour l’édifice seulement. Pas étonnant que les permis de la catégorie institutionnelle aient atteint la valeur record de 56,4 millions $ cette année-là. C’est aussi en 2009 qu’une nouvelle marque de 36,4 millions $ en investissements a été établie dans la construction commerciale, grâce surtout à la phase I de l’agrandissement des Galeries St-Hyacinthe au coût de 12 millions $ par Les Centres d’achats Beauward, et à la construction d’un hôtel – le Holiday Inn Express & Suites du Complexe M – par le Groupe Robin (permis de 5 millions $).En 2010, un nouveau sommet a été atteint dans le secteur industriel avec 33,2 millions $ investis dans les bâtiments, presque cinq fois plus que l’année précédente. C’est aussi en 2010 que la Ville de Saint-Hyacinthe a mis en chantier son nouveau complexe aquatique; la valeur du permis pour réaliser « la structure et l’enveloppe du bâtiment principal » avait été établie à 15,5 millions $.On ne retrouve aucun grand projet du genre dans les statistiques 2011, mais la valeur globale des projets résidentiels mis en chantier l’an dernier a tout de même atteint 53,4 millions $. C’est moins qu’en 2010 (65,1 millions $), mais presque aussi bien qu’en 2009 (54,3 millions $). Toutefois, les projets 2011 n’ont ajouté que 226 logements au parc résidentiel maskoutain, comparativement à 397 nouveaux logements en 2010, à 274 en 2009 et à 337 en 2008.Le maire de Saint-Hyacinthe, Claude Bernier, trouve que les dernières statistiques de 2011, globalement, sont satisfaisantes. « C’est un peu en bas de la moyenne des dernières années, mais depuis 2004, ça se maintient toujours autour de 50 ou 60 millions $ dans la construction résidentielle. D’une année à l’autre, ce sont les gros projets qui font la différence, et il faut les isoler pour savoir ce qui se passe dans la vraie vie », affirme-t-il. Dans le secteur commercial, les projets 2011 représentent 17,3 millions $ en investissements, ce qui est supérieur au résultat de 2008 (10,7 millions $) et comparable à celui de 2010 (17,9 millions $). Du côté industriel, l’année 2011 n’a pas été vilaine non plus; les projets de construction dans ce secteur se sont traduits par des investissements de 10,2 millions $, ce qui est mieux qu’en 2009 (7,7 millions $) et 2008 (9,7 millions $).Sur l’ensemble du territoire, l’activité dans la construction demeure plus intense en périphérie de l’ancienne ville, où il reste davantage de terrain à lotir. C’est ainsi qu’en 2011, la construction a généré 16,3 millions $ en investissements dans le district Hertel-Notre-Dame (277 permis), 12,9 millions $ à Saint-Thomas-d’Aquin (225 permis), 9,7 millions $ à Douville (200 permis) et 9,4 millions à Sainte-Rosalie (280 permis). Le district Sacré-Coeur vient au 5 e rang avec 7,7 millions $ (87 permis), tandis que le district Saint-Joseph ferme la marche avec 2,6 millions $ (186 permis). Construction – Valeur des permisSecteur 2008 2009 2010 2011Résidentiel 64 173 723 $ 54 352 399 $ 65 135 730 $ 53 448 107 $Commercial 10 782 708 $ 36 437 166 $ 17 973 864 $ 17 348 829 $Industriel 9 702 233 $ 7 736 943 $ 33 282 774 $ 10 220 929 $Institutionnel 9 159 518 $ 56 399 273 $ 27 038 574 $ 10 646 872 $Agricole 1 853 640 $ 2 334 200 $ 1 480 900 $ 1 834 300 $Total 95 671 822 $ 157 249 981 $ 144 911 842 $ 93 499 035 $

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