9 juillet 2015
Magic Mike XXL
Un retour convenable, mais pas mémorable
Par: Sarah Daoust Braun
Warner Bros. Pictures

Warner Bros. Pictures

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Après un premier volet sorti en 2012, ­Magic Mike est de retour cette fois-ci sans Matthew McConaughey. L’univers des danseurs nus est à nouveau exploré dans un film qui assume davantage son côté comique au détriment d’un scénario ­plutôt faible.

Rappelons que le premier long-­métrage, réalisé par Steven Soderbergh (Palme d’or pour Sex, Lies and Videotape, Oscar du meilleur réalisateur pour ­Traffic), s’inspirait du passé de ­stripteaseur de Channing Tatum. Avec un mince budget de 7 millions de dollars, le film a connu un succès inattendu au ­box-office, récoltant au passage 112 millions de dollars. De quoi donner le goût de produire une suite.

Et c’est ça qui est dommage avec Magic Mike XXL, qui ne semble avoir vu le jour que pour ses possibilités lucratives. ­Steven Soderbergh, présent à la direction photo et au montage, a délaissé la ­réalisation et l’a confiée à son premier assistant-réalisateur, Gregory Jacobs. Ce dernier propose une mise en scène assez anonyme d’un road trip entre ­copains.

Trois ans après les événements du­ ­premier film, Mike (Tatum) s’est retiré à Tampa en Floride et se consacre à ­l’ébénisterie. Après un coup de fil rusé de son ami Tarzan (Kevin Nash), Mike ­décide de renouer avec sa troupe de « fantaisistes masculins » le temps d’une convention à Myrtle Beach en Caroline du Sud.

En route vers la compétition, les Kings de Tampa s’arrêteront dans une boîte de drag-queens, dans une maison de ­danseurs qui appartient à Rome (Jada Pinkett Smith), une ancienne ­fréquentation de Mike, et au domicile de Nancy (Andie MacDowell) où le groupe fera sourire plus d’une dame.

Une chose est sûre, le scénario de Magic Mike XXL n’est pas fait pour se casser la tête. Son intrigue est simpliste, et le récit abonde en raccourci et en clichés ­scénaristiques. Par contre, impossible de ne pas ressentir à un moment ou à un autre la bonne humeur contagieuse des danseurs nus à la plastique parfaite. Le long-métrage fait place à quelques ­instants cocasses, comme la tentative de Big Dick Richie (Joe Manganiello) de faire rire une taciturne caissière. On sent d’ailleurs que les interprètes ont pris plaisir à renouer avec leur personnage respectif, chacun ayant l’occasion de briller, ce qui manquait dans le premier chapitre.

Les moments les plus attendus sont bien entendu les scènes de danse qui tardent cependant à arriver. Bien ­exécutés, sexy et divertissants, les ­numéros sont ce qu’on retient de plus réussi du film. Mike et ses amis s’éclatent particulièrement dans une finale ­déjantée et hystérique qui se termine ­toutefois un peu trop abruptement.

Ne vous attendez donc pas à un ­chef-d’oeuvre cinématographique, mais Magic Mike XXL offre tous les ingrédients pour décrocher et relaxer un après-midi d’été à l’air conditionné.

Le film est à l’affiche toute la semaine au Cinéma 8 de Saint-Hyacinthe.

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