18 février 2016
Une première au CHUV
Un stimulateur cardiaque implanté par voie transveineuse sur une ânesse
Par: Le Courrier
Sur la photo on aperçoit tous les intervenants qui ont participé à l’implantation par voie transveineuse d’un stimulateur cardiaque sur une ânesse.

Sur la photo on aperçoit tous les intervenants qui ont participé à l’implantation par voie transveineuse d’un stimulateur cardiaque sur une ânesse.

L’équipe de cardiologie du Centre ­hospitalier universitaire vétérinaire de l’Université de Montréal (CHUV), en collaboration avec les services de chirurgie des animaux de compagnie, de médecine interne équine, de chirurgie équine, d’anesthésie et d’imagerie médicale a procédé à l’implantation d’un stimulateur ­cardiaque sur une ânesse. Cette technique d’implantation ­transveineuse guidée par fluoroscopie n’a pas encore été décrite chez l’équidé.

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L’animal souffrait d’un bloc atrio-­ventriculaire et syncopait fréquemment, voire plusieurs fois par heure dans la ­journée précédant l’intervention. Une technique non invasive a été ­employée. Un stimulateur temporaire a d’abord été implanté chez l’animal vigile et debout, guidé par échocardiographie. On a ensuite procédé à l’installation du stimulateur cardiaque permanent sous anesthésie générale, par méthode transveineuse, guidée par fluoroscopie.

La Dre Marie-Claude Bélanger, ­professeure en médecine interne et ­cardiologie des animaux de compagnie, est particulièrement fière de cet ­accomplissement puisque ses mentors, les Drs DiFruscia et Pibarot, ont été les premiers à implanter un ­stimulateur cardiaque chirurgicalement (par voie épicardique) chez un âne dans les années 90.

« C’était pour moi l’occasion de poursuivre leur brillant travail. »

La Dre Bélanger tient à remercier ­Patrick Sabourin, directeur général du CHUV, pour son soutien dans cet ­ambitieux projet mis en place en moins de 24 heures. Elle souligne également la contribution de Martine Lamarre, ­technicienne en cardiologie et de la Dre Christina Plante, stagiaire post-­doctorale en cardiologie, qui a tout ­planifié avec brio et s’est chargée de faire programmer le générateur avec des paramètres convenant à l’activité cardiovasculaire d’un âne.

« Nous n’aurions pas pu réaliser ce ­travail sans la précieuse collaboration des Drs Herndon, Allano, Steagall et de leurs équipes. Ce fut réellement le fruit d’une belle collaboration et nous en sommes très fiers! », souligne la Dre Bélanger.

La petite ânesse se porte très bien et est rentrée à la maison avec des battements cardiaques bien réguliers, juste à temps pour fêter la St-Valentin avec ses propriétaires!

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