7 juin 2012
Un toit pour les itinérants d’ici
Par: Le Courrier
Louis Lemay, directeur général de Contact Richelieu-Yamaska, souhaite amasser 40 000 $ avec la campagne de financement pour le projet Lit'inérance.

Louis Lemay, directeur général de Contact Richelieu-Yamaska, souhaite amasser 40 000 $ avec la campagne de financement pour le projet Lit'inérance.

Contact Richelieu-Yamaska vient de lancer une campagne pour financer un tout nouveau projet, Lit’inérance. Cette initiative sert à venir en aide aux personnes vivant dans la rue sur le territoire des MRC Vallée-du-Richelieu, des Maskoutains et d’Acton.

Contact Richelieu-Yamaska obtient l’appui de divers organismes (Moisson Maskoutaine, Centre de Bénévolat de Saint-Hyacinthe, Centre d’Intervention-Jeunesse des Maskoutains, etc.), chacun mettant son grain de sel dans ce projet.

Un logement sur la rue Pratte permettant d’accueillir une ou deux personne(s) est également offert à un prix modique par l’Office municipal d’habitation de Saint-Hyacinthe. Grâce à ces appuis divers, les coûts nécessaires sont considérablement moindres. Le projet est évalué à 150 000 $. Avec la campagne de financement en cours jusqu’au 3 septembre, Contact Richelieu-Yamaska souhaite amasser 40 000 $ pour l’aboutissement du projet tel que pensé.La présentation officielle de la campagne de financement s’est tenue par une belle journée chaude et ensoleillée au parc Casimir-Dessaulles afin d’appuyer ceux qui doivent vivre dans des endroits semblables. « Aujourd’hui, on est chanceux puisqu’on a une superbe température. Quand on vit dans la rue, on n’a malheureusement pas toujours un temps comme celui-là », a souligné la députée fédérale Marie-Claude Morin, présidente d’honneur de la campagne de financement du projet Lit’inérance.Elle a d’ailleurs siègé à la table de concertation Solidarité itinérance maskoutaine avant d’être députée. « Lorsqu’on m’a approchée pour agir à titre de présidente d’honneur de cette campagne, j’ai été très touchée. J’ai évidemment accepté immédiatement. Je ne me suis même pas posé de questions.»L’itinérance ne touche pas que les grands centres, rappelle la députée. Environ 77 personnes ont été identifiées comme itinérantes à Saint-Hyacinthe, alors que 515 autres étaient perçues comme des personnes à risque de le devenir selon les observations du Centre de bénévolat de Saint-Hyacinthe. Le Centre d’Intervention-Jeunesse des Maskoutains (CIJM) a offert des services à cette clientèle durant trois ans, même si cette vocation ne s’affiche pas dans son mandat. L’organisme a toutefois mis un terme à cette aide le 1 er avril.« On souhaite prendre la relève et offrir des services adéquats aux personnes sans-abri de la région afin de faciliter leur réintégration », a confié Louis Lemay, directeur général de Contact Richelieu-Yamaska. « Les rediriger vers Montréal ou Longueuil, là où il y a davantage de ressources, ne les aide pas forcément puisque ce n’est pas « leur » milieu de vie. C’est important d’avoir des ressources ici même à Saint-Hyacinthe. »« Ceux qui peuvent donner un montant d’argent, s’il vous plait, faites-le. Et pour ceux qui ne peuvent donner, parlez-en avec les gens qui vous entourent afin de sensibiliser le plus de gens à cette réalité et au projet Lit’inérance », a conclu Marie-Claude Morin.Afin de recueillir les dons, Centraide prête sa plateforme web à Contact Richelieu-Yamaska. Pour donner un montant d’argent au projet Lit’inérance, visitez le www.centraidery.org

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