21 août 2014
Un Yop à saveur maskoutaine?
Par: Jean-Luc Lorry
La production de Yop devrait être transférée à l’usine Liberté de Saint-Hyacinthe dès mars 2015. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La production de Yop devrait être transférée à l’usine Liberté de Saint-Hyacinthe dès mars 2015. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les yogourts à boire Yop pourraient avoir une saveur maskoutaine dès le printemps prochain. La multinationale franco-américaine Yoplait cessera en mars 2015 la production de ce produit phare de la marque à l’usine Agropur de Granby.

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La production devrait par la suite être transférée à l’usine Liberté située sur l’avenue Choquette, qui appartient à Yoplait depuis fin 2010.

Cette décision lourde de conséquences pour une trentaine de travailleurs de l’usine granbyenne est venue aux oreilles du président du syndicat des employés lors d’une rencontre récente avec sa direction.

« Le vice-président production et le vice-président des ressources humaines nous ont dit que la production de Yop allait sûrement être transférée à Saint-Hyacinthe », a indiqué Martin Delage, président du syndicat des employés d’Aliments Ultima, en entrevue au COURRIER.

Détenue par Agropur et Agrifoods, Aliments Ultima partage sous un même toit, les lignes de production destinées à la fabrication des yogourts de marque Yoplait et ceux de la marque maison Iögo, deux compétiteurs directs.

Pourtant, une entente signée en mai 2012 assurait à Aliments Ultima, la fabrication des yogourts Yoplait dans ses installations de Granby jusqu’en 2018.

Depuis que l’usine Liberté appartient à Yoplait, le géant du yogourt a annoncé au fil des années des investissements totalisant 52 M$. Lors de l’assemblée du conseil municipal du 2 juin, Liberté a déposé deux nouveaux projets d’agrandissement et l’ajout de deux silos.

Mutisme de Liberté

La nouvelle direction de Liberté n’a pas souhaité confirmer le transfert de la production de Yop à son usine maskoutaine.

« Nous ne sommes pas en mesure de parler de ce sujet étant donné qu’il demeure confidentiel entre nous et notre partenaire, Aliments Ultima », nous a écrit par voie électronique, Ben Pearman, directeur général de Liberté.

Après avoir occupé pendant presque 10 ans, le poste de directeur général de Liberté, Martin Valiquette a cédé sa place en octobre dernier à M. Pearman qui s’est vu confier par le passé, des postes de direction au sein de multinationales comme Heinz, Unilever et Nestlé.

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