29 juillet 2021
À ses premiers Jeux olympiques
Une 9e place qui vaut de l’or pour Tali Darsigny
Par: Maxime Prévost Durand

« À mes premiers Jeux, et en étant une des plus jeunes de ma catégorie, c’est vraiment satisfaisant [comme résultat] » – Tali Darsigny Photo François Larivière | Le Courrier ©

À seulement 23 ans, Tali Darsigny a livré une performance convaincante à ses premiers Jeux olympiques, lundi soir. L’haltérophile de Saint-Simon a réussi cinq de ses six essais et a terminé au 9e rang dans la catégorie des 59 kg, un résultat qui valait son pesant d’or pour elle.

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L’athlète du club La Machine Rouge a enregistré 90 kg à l’arraché – une barre qu’elle n’avait plus levée en compétition depuis près de deux ans – et 109 kg à l’épaulé-jeté, pour un total de 199 kg. Cela lui a permis de se hisser en tête du groupe B, dans lequel elle levait, et de s’assurer une place dans le top 10 de sa catégorie. Sa 9e place a été confirmée un peu plus tard dans la nuit après le passage des athlètes du groupe A.

« Je suis super contente. Je visais un top 10, dans le meilleur des mondes une 8e place, et je suis arrivée entre les deux, au 9e rang. À mes premiers Jeux, et en étant une des plus jeunes de ma catégorie, c’est vraiment satisfaisant. Je suis extrêmement fière d’avoir réussi à gérer mon stress et à être calme lors de la compétition. C’était un de mes objectifs de me prouver que j’étais plus forte mentalement et que je n’allais pas crouler sous la pression des Jeux », a soutenu Tali dans un échange avec LE COURRIER.

Au cœur d’une lutte avec l’Allemande Sabine Beate Kusterer pour la première place du groupe B, la Simonaise a été plus constante que sa rivale pour la devancer d’un kilo au total. Tali a été parfaite à l’arraché, réussissant ses trois essais, puis elle n’a raté que son deuxième essai à l’épaulé-jeté, se reprenant brillamment à son dernier essai pour finir l’épreuve en force.

« Mon père [l’entraîneur Yvan Darsigny, qui a pu l’accompagner à Tokyo] me mentionnait tout au long de la compétition combien il fallait que je réussisse pour battre l’Allemande. Par contre, je ne pensais pas à ça en levant. Le choix des barres était en fonction de battre l’Allemande, mais je pensais juste à réussir mes barres pour améliorer mon total et me rapprocher le plus possible de mes objectifs personnels. »

L’haltérophile a d’ailleurs paru calme et en contrôle lorsqu’elle est arrivée sur le plateau de compétition, plongée dans une concentration inébranlable. Pourtant, elle avoue avoir été prise de nervosité dans les jours précédents et le matin de la compétition. « Mais une fois que j’ai commencé à m’échauffer avec la barre, je me suis retrouvée dans mon élément, confiante et concentrée. J’ai eu un regain d’énergie. Je me suis dit : tu as travaillé 15 ans pour ça, tu mérites d’être fière de toi! »

C’est justement avec un grand sentiment de fierté qu’elle repart de Tokyo, où elle a pu réaliser le rêve qu’elle chérissait depuis qu’elle était toute petite.

« Mon meilleur souvenir sera d’avoir pu vivre les Jeux avec deux personnes importantes pour moi, mon amie et partenaire d’entraînement du dernier cycle olympique, Rachel, et mon père Yvan, qui est mon entraîneur. La fierté de mon père était perceptible. Ce sont des souvenirs inoubliables qu’on a vécus ensemble qui resteront gravés dans nos mémoires à vie », a-t-elle conclu.

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