15 septembre 2016
Une année mouvementée à Expression
Par: Le Courrier
© Karine Payette, Subjuguer, 2016, silicone, pigment à silicone, polystyrène. Collection Hamelys. Crédit photo : Mike Patten

© Karine Payette, Subjuguer, 2016, silicone, pigment à silicone, polystyrène. Collection Hamelys. Crédit photo : Mike Patten

Fondé en 1985, Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, a pour mission de promouvoir et diffuser l’art contemporain et actuel. Cette institution muséale présente des expositions réputées pour leur qualité artistique.

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Jusqu’au 23 septembre
L’origine d’un mouvement 
Manon Labrecque
Commissaire : Nicole Gingras
Installation, vidéo et dessin

L’exposition L’origine d’un mouvement réunit cinq installations récentes. Manon Labrecque poursuit son exploration de thèmes qui lui sont chers : le mouvement et ce qui en découle, comme l’animation, le ralentissement, l’arrêt; la question du double; le mutisme d’un corps; la relation entre le toucher et le regard; la prégnance d’un souvenir; le présent; l’expérience. Une figure est au centre de toutes les œuvres. Le visiteur découvre un corps, de fragments du corps d’une femme; celle-ci retient un mouvement, relance une action, observe, dessine, s’estompe. Elle pense son ombre et l’apprivoise.

L’origine d’un mouvement a fait l’objet d’une diffusion à AXENÉO7 à Gatineau, en 2015 ainsi qu’à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen à Moncton au Nouveau-Brunswick, la même année. Depuis Les témoins, exposition présentée en 2003 à la Galerie de l’UQAM sous le commissariat de Nicole Gingras, L’origine d’un mouvement, accueillie par Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, est, à ce jour, le projet le plus audacieux de Manon Labrecque. 

Du 12 novembre 2016 au 28 janvier 2017
Le langage de l’objet
Gilbert Poissant
Commissaire invitée : Mona Hakim
Sculpture et installation

Céramiste de formation, sculpteur et muraliste, Gilbert Poissant puise ses sources de création dans les domaines du desing et de l’architecture. Il a développé autour de la céramique, ainsi qu’avec les objets usuels tirés de son étonnante collection personnelle, une variété impressionnante de modes d’expression, allant de leur mise en espace jusqu’à leur numérisation en passant par une mise en boîte et un système de classement.

Pour le volet à Expression, collages, impressions au jet d’encre, murales de porcelaine, objets-installations, maquettes et boîtes-coffrets témoignent des multiples déclinaisons d’un système issu du corpus Le jeu du collectionneur, scrutant les potentialités perceptives et interactives qu’offre le langage de l’objet. Le temps prend donc une importance capitale dans son travail, le temps long, lent et méthodique qu’impose la durée du geste réitéré, comme celui du savoir-faire de l’artiste-artisan. Si le vocabulaire que déploie Gilbert Poissant raconte l’accumulation d’une vie, la sienne, il cumule aussi les bribes d’une histoire du monde, la nôtre. 

Du 11 février au 23 avril 2017
L’ombre d’un doute
Karine Payette 
Commissaire : Anne Philippon
Installation, sculpture, photographie et vidéo

Karine Payette place l’ambivalence et l’entre-deux au centre de ses réflexions. Cet état d’incertitude se traduit par la réalisation de mises en scène énigmatiques où interagissent des sujets ou des objets qui se rattachent le plus souvent au quotidien. Ces moments arrêtés, ces scènes, sont source constante d’inspiration et lui permettent d’aborder différents thèmes comme celui, central, de l’instabilité de la matière et des formes avec lesquelles nous cohabitons.

Rassemblant œuvres anciennes et récentes L’ombre d’un doute constitue une clé de lecture de l’ensemble de la démarche de l’artiste depuis ses débuts. L’exposition présente un corpus vaste et varié, composé d’installations, de sculptures, de photographies et de vidéos. 

L’ombre d’un doute montre récurrence de motifs dans l’œuvre de l’artiste tels que sa tendance à construire des univers empreints de tension, sa fascination pour les zones troubles et son intérêt pour l’illusoire.

Une petite pièce où se côtoient croquis, notes personnelles et artéfacts fait également partie de l’exposition.

Du 27 mai au 13 août 2017
Conditions existantes
Karilee Fuglem
Sculpture et installation in situ

Dans l’exposition Conditions existantes, Karilee Fuglem présente des œuvres inédites en plus d’une rétrospective couvrant les vingt dernières années de sa pratique. L’artiste propose de considérer le lieu, Expression, comme un filtre avec le monde extérieur – un filtre au travers duquel certaines choses se révèlent, alors que d’autres tendent à disparaître. Son travail naît de l’observation d’un espace donné de ses détails et particularités architecturales, de la façon dont l’air y circule et des endroits où l’ombre tranche avec la lumière naturelle.

Souvent visuellement subtils, les dessins, installations, sculptures et photographies de Fuglem exigent que l’on s’y attarde pour s’en imprégner. L’artiste utilise des objets de tous les jours afin de maintenir un contact étroit avec certains aspects du quotidien couramment négligés ou tenus pour acquis. Son travail donne à voir, au-delà du simple regard, ce qui se dérobe à l’œil : le souffle, les particules de poussière, les pensées à la dérive.

À ces expositions s’ajoute un service d’éducation, des conférences et de l’édition de publications. Pour plus d’informations, on peut consulter le site Intenet du Centre d’exposition à l’adresse www.expression.qc.ca. 

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