8 octobre 2015
M. Michel Trépanier, conseiller syndical de la CSN
Une arrogance déconcertante
Par: Le Courrier
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V

otre lettre pamphlétaire ­parue le 1er octobre à la page Forum du journal Le Courrier et qui titrait « Le NPD n’aura pas mon vote », ne peut rester sans réponse tant vos propos font preuve d’une arrogance déconcertante! Vous ­affirmez sans scrupule :

1- que suite à la disparition de l’Hôtel des Seigneurs « M. le maire actuel tente à nouveau de se débarrasser des syndiqués »;

2- que le conseil de ville « tente d’acquérir le centre des congrès sans la convention protégeant ses salariés »;

3- que les premiers responsables sont le Conseil des ministres et M. Mulcair qui en faisait partie, et forcément le ­gouvernement du Québec qui a ­modifié le Code du travail en… 2003;

4- que Mme Sansoucy « a fait l’unanimité avec les autres membres du conseil contre les grévistes et qu’elle conserve son droit de retour au conseil afin de poursuivre son travail de démolition si elle n’était pas élue ». Vous avez en plus le culot de dire que « Mme Sansoucy devrait être sanctionnée pour (tout) cela ».

Mais que serait-il arrivé s’il n’y avait pas eu une modification de code du ­travail? La Ville ou le nouveau ­propriétaire aurait été dans l’obligation de négocier à nouveau avec vous? Un conflit sans fin?

M. Trépanier, vous avez cherché sans trouver le principal responsable de la ­fermeture, puis la démolition de l’Hôtel des Seigneurs et de son Centre des congrès. Mais laissez-moi vous aider. Il y a cette parabole « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? » Et je crois que la très grande majorité de la population pense que votre syndicat CSN est le premier ­responsable de cette catastrophe qui a eu des conséquences terribles tant pour les ex-salariés que pour l’économie maskoutaine.

Vous dites que c’était pour protéger des emplois de qualité que les salariés ont déclenché la grève… C’était peut-être vrai au début du conflit, mais je crois que ce conflit s’est vite transformé en guerre à ­finir avec l’employeur. Je pense qu’il ­fallait une convention modèle pour le reste du Québec et cela s’est fait sur le dos des employés et de la population. La CSN n’était pas perdante peu importe le ­résultat : il y avait entente, et des conditions +++ pouvaient être revendiquées ­ailleurs au Québec, ou il y avait échec, et fermeture d’un hôtel, un avertissement qui servait d’arguements-choc dans les autres négociations du marché hôtelier.

M. Trépanier, permettez-moi de vous dire que les Maskoutains ne sont pas dupes. Je crois que votre lettre démagogique s’adresse surtout aux ex-employées et employés de l’Hôtel des Seigneurs, et ce, afin de justifier auprès d’eux le résultat navrant de votre stratégie syndicale.

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