15 décembre 2011
Une cause en or
Par: Martin Bourassa

Les opposants à l’harmonisation des taxes municipales ont monopolisé la la période de questions lors de la récente assemblée publique du conseil de la Ville de Saint-Hyacinthe. C’était prévisible, tout autant que la réponse des élus.

Les opposants à l’harmonisation des taxes municipales ont monopolisé la la période de questions lors de la récente assemblée publique du conseil de la Ville de Saint-Hyacinthe. C’était prévisible, tout autant que la réponse des élus.

Outre ces interventions liées au prochain comptes de taxes, c’est le dossier des sinistrés du secteur Sainte-Rosalie qui a retenu mon attention.Faut dire qu’ils étaient bien préparés. La résolution lue par leur représentant était claire, nette et précise, voire étonnamment étoffée dans les circonstances.Ces gens ont été victimes, et le mot n’est pas exagéré, non pas d’un, mais de deux épisodes de refoulements d’égout en l’espace de quelques mois.Si la Ville a rapidement écarté toute responsabilité la première fois en mettant une partie du blâme sur le dos de l’ouragan Irène et l’autre sur les installations des citoyens, disons qu’elle a pas mal plus de difficulté à faire avaler sa non-responsabilité à la suite du refoulement du mois dernier. À ce moment, aucune précipitation digne de ce nom ne balayait la région. Il y a des limites à rejeter le blâme sur les sinistrés.Ces derniers pointent du doigt les infrastructures municipales et se demandent à juste titre si la présence de l’usine de transformation de volailles Flamingo, située à proximité, ne pourrait pas avoir contribué à leur récent malheur. Disons que la question mérite d’être posée. Et cette fois, la Ville devra étoffer ses explications.Elle ne doit pas se cacher derrière une note de son service juridique. Elle a le devoir de démontrer que ses installations sont conformes et en ordre. Elle ne doit pas uniquement le prétendre, elle doit le prouver. On veut pas le savoir, on veut le voir.Et si la Ville n’est pas en mesure de certifier que toutes les infrastructures souterraines fonctionnent comme il se doit, alors qu’elle creuse et qu’elle fasse les correctifs.Je ne suis pas ingénieur, ni avocat, mais il me semble que les questions soulevées par les sinistrés sont pertinentes et que ceux-ci ont une cause en or entre les mains.En tout cas, le directeur général de la Ville, Louis Bilodeau, avait l’air drôlement embarrassé et mal à l’aise de répondre aux sinistrés, lui qui connaît sans doute trop bien les problématiques de son ancienne municipalité.

M.B.

image