27 juin 2013
Hyundai Veloster Turbo 2013
Une certaine hésitation
Par: Marc Bouchard

Elle a du charme, c’est certain. Et un certain petit OUMF sous le capot qui permet d’apprécier la randonnée. Mais la Hyundai Veloster Turbo ne m’atteint pas encore autant qu’elle le devrait. Un peu comme si Hyundai s’était arrêté au milieu du développement, laissant quelques détails en suspens.

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Réglons la chose tout de suite : pour apprécier la Veloster, il faut en apprécier le design. Le style asymétrique, avec deux portières à gauche et une seule à droite, attire ou repousse, mais ne laisse personne indifférent. Bien entendu, cela exige un peu de compromis pour l’accès arrière de quatre passagers, mais dans mon esprit, l’inconvénient est largement compensé par l’allure unique que cela lui confère. Un bon point pour la petite voiture.

Notons aussi que la version Turbo dispose d’entrées d’air sur le capot, d’une calandre exclusive et de roues en alliage différentes, ce qui la rend immédiatement reconnaissable. Même bon point pour l’espace de chargement arrière, pas abondant à l’extrême, mais bien suffisant pour transporter tout ce dont la petite famille (ou le jeune couple car avouons-le, la Veloster vise davantage ce genre de clientèle) aura besoin pour quelques jours à l’extérieur. Finalement, on peut aisément inscrire un troisième bon point à la fiche de la Veloster en regardant son habitacle. Les cadrans sont modernes et faciles à lire, l’espace avant abondant, les commandes ergonomiques et les sièges relativement enveloppants, même si on aurait aimé une position de conduite un peu plus confortable. Mais, car il y a toujours un mais dans tous les bulletins du monde, il faut aussi souligner les éléments moins intéressants de cette petite sportive. Du nombre, la délicatesse du châssis qui tend à faire dériver un peu la conduite, surtout si on tente quelque chose de plus dynamique. Normal me direz-vous, puisque pour un véhicule d’aussi petite taille, on retrouve de bien grandes ouvertures, incluant la gigantesque portière arrière, et le toit ouvrant de grandes dimensions. Le châssis n’est donc pas aussi rigide qu’on pourrait le souhaiter, ce qui se traduit par un comportement parfois moins approprié en virage. Doublez ce châssis d’une suspension standard, et vous aurez l’impression parfois de conduire une véritable grenouille : au moindre trou ou à la moindre bosse dans la chaussée (et tout le monde sait qu’elles abondent chez nous), la voiture sautillera et donnera l’impression de vouloir se sauver d’elle-même, surtout à vitesse d’autoroute. Les deux mains sur le volant sont donc de mise. Sous le capot, le même petit moteur 1,6 litre qui équipe la version de base, auquel on ajoute un turbo à double entrée (twin scroll) permet d’augmenter la puissance jusqu’à 201 chevaux. On en ressent allègrement la différence dès que l’on appuie sur l’accélérateur, ce qui vient corriger le défaut de la version de base du Veloster, le manque de puissance. Au volant de ma Veloster d’un bleu électrique, je l’avoue, je me suis quand même bien amusé pour les quelques jours qu’ont duré mon essai. Et bien qu’elle ne soit pas première de classe avec son bulletin, elle se classe quand même parmi les belles trouvailles de la saison.

Forces :

– Design unique – Moteur turbo agréable – Intérieur bien dessiné

Faiblesses :

– Suspensions sautillantes – Accès exigeant – Châssis trop mou

Fiche technique

Moteur : 4 cylindres 2.0 litres Puissance : 201ch Couple : 195lb-ft. Transmission: Manuelle à 6 rapports Entraînement : Traction Consommation Ville (L/100km) : 7.5 Consommation Autoroute (L/100km) : 5.3 Prix : 26 249 $

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