23 mars 2017
Une contravention discutable…
Par: Le Courrier
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Mesdames et messieurs les policiers, avez-vous la conscience tranquille quand vous donnez une contravention pour portières non verrouillées dans un stationnement public? Dans votre âme et conscience, avez-vous vraiment l’impression que vous venez d’aider la société, de poser un geste rempli d’humanité, d’avoir servi votre communauté? Avez-vous l’infime conviction que votre geste aura su aider la pauvre personne en perdition qui a omis de verrouiller sa porte? 

Ça vous amuse de faire le tour des autos jusqu’à ce que, bingo!, une portière s’ouvre? C’est un moyen facile de remplir votre quota? Tant de questions sans réponses chers agents de la paix, protecteurs de la communauté, modèles pour nos enfants. Les mains remplies de paquets, avec un chien qui tire sur sa laisse et des enfants fatigués de leur journée qui ont hâte d’arriver à la maison, j’étais loin de me douter honnêtement que vous alliez veiller sur mon bien à ce point, encore plus même que ma compagnie d’assurance qui elle, ne se soucie guère de l’aspect verrouillé ou non de ma portière.

Ça ne doit être que les plus lâches d’entre vous qui utilisez ce règlement de loi municipal des plus mercantiles pour assouvir vos plus bas instincts de pouvoir ou pour arrondir vos fins de mois de contraventions obligatoires.

Honte à vous mesdames et messieurs les policiers qui avez apparemment beaucoup de travail et de responsabilités sur les épaules, mais qui trouvez le temps pour ce genre de bassesses, infiniment ridicules. Ce 63 $ je vous le remets sur la conscience, car ce sont mes enfants que vous privez pour un acte absolument sans conséquence, qui n’a fait de mal à personne et qui n’engage que moi. La loi du gros bon sens est de toute évidence mise à mal quand on ne fait qu’appliquer la loi sans réfléchir au geste posé.

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