1 août 2019
Saint-Valérien
Une contribution fédérale de 800 000 $ à Normandin
Par: Olivier Dénommée

Louis Veilleux, le PDG du Groupe Mundial dont Normandin fait partie, fait visiter ses installations de Saint-Valérien-de-Milton à la ministre Ginette Petitpas Taylor, venue annoncer une contribution non remboursable de 812 250 $ du gouvernement fédéral. Deux nouvelles machines à la fine pointe de la technologie seront installées dans l’usine dans les prochains mois. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’entreprise Normandin de Saint-Valérien-de-Milton, spécialisée en transformation de métal en feuille, pourra améliorer sa productivité à l’aide d’une cellule automatisée à la fine pointe de la technologie grâce à une contribution non remboursable de 812 250 $ que le gouvernement fédéral lui offre.

C’est l’honorable Ginette Petitpas Taylor, députée de Moncton-¬Riverview-Dieppe et ministre fédérale de la Santé, qui s’est déplacée le 23 juillet à Saint-Valérien pour annoncer la bonne nouvelle à Louis Veilleux, PDG du Groupe Mundial dont fait partie Normandin, et à son équipe. « Le soutien financier accordé à l’entreprise Normandin se veut un appui concret à une société qui a démontré son savoir-faire et sa volonté d’assurer sa croissance en plus de créer des emplois bien rémunérés pour la classe moyenne », a notamment commenté la ministre.

L’annonce a été très bien accueillie par l’entreprise qui mise sur des technologies innovantes pour se démarquer de la concurrence. « Cette technologie est encore peu répandue et, sans cet investissement, ça aurait été un véritable acte de foi de se la procurer », a admis M. Veilleux.

Quatrième révolution industrielle

L’arrivée d’un robot-plieur de dernière génération chez Normandin d’ici la fin de l’année sera suivie de celle d’une presse grand format dans les mois suivants. « La quatrième révolution industrielle, on y croit et c’est pourquoi on entame le virage ici. Si c’est un succès, et on croit que ça va l’être, on va amener cette nouvelle technologie dans nos autres usines », poursuit M. Veilleux. Selon lui, cette technologie « 4.0 » va non seulement multiplier les capacités de production de l’usine de Saint-Valérien, mais aussi aider les opérateurs avec davantage d’intelligence artificielle et réduire la fatigue des membres d’équipe – Normandin n’a pas d’employés, mais bien 95 membres d’équipe, insiste le PDG. « Trop de répétitions, c’est difficile sur le corps humain. Grâce au nouveau robot, on pourra programmer les pièces qui seront produites ici pour l’équipe de Métal Bernard [compagnie sœur de Normandin] à Québec », précise le directeur des opérations de Normandin, René Tremblay.

Voir grand

Ces nouvelles acquisitions traduisent bien les désirs d’expansion du Groupe Mundial, qui a déjà cinq usines au Québec, et qui considère étendre ses activités aux États-Unis dans un horizon d’un an et demi. « On y est déjà avec notre division automobile, mais avec les bonnes pratiques que l’on a développées ici, ce sera plus facile de les reproduire là-bas », croit Louis Veilleux avec optimisme. Selon lui, c’est en étant « multimarchés » que cette PME pourra assurer sa pérennité.


Tarifs sur l’acier et l’aluminium : s’adapter ou disparaître

Il n’y a pas si longtemps, le Canada faisait face à des tarifs importants sur les importations d’acier (25 %) et d’aluminium (10 %) en provenance des États-Unis. Ces tarifs, levés officiellement le 20 mai, ont fait mal à Normandin pendant qu’ils étaient en vigueur, mais l’entreprise juge qu’elle a su s’adapter pour survivre. « Cela a surtout fait mal à nos clients : malgré une année de ventes record, certains ont perdu de l’argent. Heureusement, nos inventaires tournent rapidement et on a changé de fournisseurs d’aluminium dès que les tarifs sont arrivés. Si on n’avait pas eu la bonne approche, on ne serait peut-être même plus là pour en parler aujourd’hui », mentionne Louis Veilleux, PDG du Groupe Mundial et de Normandin.

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