9 avril 2015
Une décision bizarre?
Par: Pierre Bornais

Au cours de la fin de semaine dernière, l’exécutif de l’ASSÉ a démissionné pour ensuite être expulsé symboliquement par l’assemblée générale de l’organisation.

À première vue, voilà une opération qui peut sembler bizarre aux yeux de certains, sans même faire référence aux modalités de l’opération. Surtout que l’association en cause se targue de défendre la démocratie directe, une forme de gestion moins ­familière pour nous, mais en vigueur ­partiellement en Suisse par exemple.

Notre univers politique est plutôt axé sur une démocratie participative, se traduisant par l’élection de députés qui dirigent l’État à notre place. Il nous suffit de voter une fois tous les quatre ans entre des candidats ­représentant différents partis politiques .

Au cours des années, cette façon de ­procéder a démontré à maintes reprises ses limites. Une fois élu majoritairement, le gouvernement dirige plus souvent qu’autrement selon les intérêts de ­certains, ayant oublié au passage toutes les belles promesses de la campagne.

Pourtant, on le constate à peine un an après la dernière élection, la grogne et les critiques fusent de partout, bien que cela ne puisse changer quoi que ce soit.

En démocratie directe, les choses ­fonctionnent autrement. L’égalité est consacrée aussi bien au niveau des ­délibérations que des décisions et le peuple peut révoquer les élus ou les mandataires.Avec la technocratie omniprésente, il est difficile d’imaginer étendre ces principes à l’ensemble de l’administration gouvernementale. Mais n’y aurait-il pas une façon de faire pour redonner à la population ­certains pouvoirs, comme c’est le cas ­régulièrement en Suisse?

Une initiative publique par exemple, une fois le processus préalable passé, peut conduire au rejet d’une loi du gouvernement par décision populaire.

On peut toujours rêver!

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