10 décembre 2015
Une défaite coup de poing pour Gadbois
Par: Maxime Prévost Durand
En plus de la douleur de sa blessure au coude gauche, Gadbois a été assommé par le verdict des juges. Photo Facebook EOTTM

En plus de la douleur de sa blessure au coude gauche, Gadbois a été assommé par le verdict des juges. Photo Facebook EOTTM

Une première tache est inscrite à la fiche professionnelle de Michael ­Gadbois. Malgré une blessure au bras gauche dès le deuxième round de son combat face à Jesus Singwancha, le 4 décembre, au Métropolis, le Maskoutain a montré beaucoup de caractère et de détermination, contrôlant même la plupart des échanges. À la surprise, les juges ont donné une victoire par décision unanime à son adversaire, avec des pointages de 76-75, 76-75 et 77-74.

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Le verdict a été le seul coup de poing au visage que le protégé d’Eye of the Tiger n’a pas su encaisser. Frustré, il comprend encore mal comment les juges en sont venus à ce résultat. « Même avec un bras, j’avais gagné. On ne lui donnait pas plus que deux rounds », lance-t-il.

Dès le premier round, Gadbois a ­montré ses couleurs en faisant visiter le tapis à Singwancha. Un premier compte de huit lui était donné, assommé par une solide gauche du Maskoutain.

Souhaitant poursuivre sur sa lancée, le gaucher a retenté le coup au deuxième round. Il s’est plutôt blessé au coude en touchant la cible. « La douleur m’a tellement saisie que j’ai reculé. J’ai voulu lui renvoyer une gauche pour voir ce qu’il en était et j’ai vu que mon os bougeait au ­niveau du coude », raconte-t-il.

Entre le deuxième et le troisième round, ses entraîneurs lui ont demandé s’il ­voulait arrêter le combat, mais il n’en était pas question. « Je vais le battre à une main », leur a-t-il répondu.

Singwancha, un Congolais de 35 ans, est alors devenu l’agresseur, sans pour autant réussir à atteindre Gadbois. Ce n’est qu’au quatrième round que le Maskoutain s’est retrouvé en difficulté, frappé solidement à son tour. Mais il a encaissé.

Continuant d’appliquer la pression, Singwancha a forcé Gadbois à se déplacer pour éviter les coups. « Il mettait la pression, mais il ne me touchait pas », raconte Gadbois. Son adversaire n’a jamais réussi à profiter pleinement de sa blessure pour l’envoyer au tapis.

Malgré une arme en moins, le Maskoutain a touché la cible avec sa droite à quelques reprises dans les ­derniers rounds. Cela n’a toutefois pas suffi pour convaincre les juges.

« Je ne le prends pas bien. J’ai démontré que je ne suis pas un lâcheur. Je suis resté positif durant le combat », lance l’athlète de 29 ans, qui possède maintenant une fiche de 14 victoires, 3 combats nuls et 1 défaite.

Sous le bistouri

Michael Gadbois devait passer sous le bistouri dès mercredi (hier), mais pas pour sa blessure subie lors du gala Fightclub. Il traînait depuis plus d’un an une blessure à l’épaule droite que son équipe et lui ont cachée.

« On attendait le bon moment pour faire la chirurgie. Lors de mes combats, ça ne m’ennuyait pas vraiment », indique-t-il. Cette opération est suivie généralement d’une période de réhabilitation d’une durée de six mois.

« C’est la même intervention qu’avait eue Jean Pascal », explique-t-il. Le Dr David Baillargeon, le même qui avait opéré Pascal, devait réaliser ­l’intervention.

Gadbois ignorait en début de semaine si une opération sera également ­nécessaire pour sa blessure au coude, une déchirure du ligament collatéral interne.

À son retour, il pourrait retrouver Jesus Singwancha pour un combat revanche. « J’ai déjà hâte à dans six mois », conclut-il, d’un ton motivé et déterminé.

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