22 août 2019
Championnat international JKS
Une délégation canadienne à caractère maskoutain
Par: Maxime Prévost Durand

Les entraîneurs Lucie Hébert et Ricardo Ferro (à gauche) accompagneront les cinq membres du Club de karaté maskoutain (à droite) qui participeront au Championnat international JKS à Dublin, soit Simon Roy, Steven Rousseau, Ulysse Desmarais, Laurimai Lafond et Alexis Dionne. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le Club de karaté maskoutain représentera à lui seul près du tiers de la délégation canadienne lors du Championnat international JKS, qui sera disputé du 23 au 26 août à Dublin, en Irlande. Cinq de ses membres, dont quatre en seront à leur première expérience internationale, défendront les couleurs de l’unifolié.

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Pour l’occasion, Steven Rousseau, âgé de 29 ans, retourne à ce grand rendez-vous de karaté Shotokan trois ans après avoir vécu son baptême de la scène internationale. Il sera cette fois accompagné d’Alexis Dionne (12 ans), Ulysse Desmarais (14 ans), Laurimai Lafond (15 ans) et Simon Roy (46 ans), qui sont eux aussi membres du Club de karaté maskoutain. Les entraîneurs Ricardo Ferro et Lucie Hébert accompagneront également la délégation.

Fort de sa précédente expérience, Steven (ceinture noire) a choisi de se consacrer uniquement à l’épreuve de kumite (combat), ce que fera également Simon (ceinture brune). Les trois plus jeunes représentants de la région seront quant à eux en action autant lors des épreuves de kata que de kumite.

« J’avais fait les compétitions de kata et de kumite la première fois et, en voyant la différence du niveau à l’international, j’ai préféré me concentrer seulement sur le kumite cette fois pour pouvoir avoir un niveau plus intéressant. J’ai vraiment mis l’accent là-dessus dans les derniers mois », a soutenu Steven, rencontré par LE COURRIER quelques jours avant le départ de la délégation vers Dublin.

Karatéka depuis près d’une vingtaine d’années, il avait été l’un des premiers à demander à ce que les membres du club maskoutain puissent participer à des compétitions, à une époque où le club avait plutôt une vocation récréative.

Steven ne se fixe pas d’objectif précis quant à d’éventuels résultats, surtout que sa réalité est bien loin de celle d’autres compétiteurs qu’il risque d’affronter là-bas. « Avec le travail à temps plein, je suis plus limité dans le temps pour m’entraîner, tandis qu’en Europe, comme le sport va devenir une discipline olympique, les entraînements sont de niveau professionnel. Il y en a qui ne font que ça! »

Dans son cas, Simon n’aurait jamais imaginé participer un jour à un tel rendez-vous, mais il accueille à bras ouverts cette nouvelle expérience. « J’ai commencé à faire du karaté parce que j’avais inscrit mon fils. Lui, il a arrêté depuis, mais moi, j’ai continué. C’est ma 10e année, a-t-il mentionné. Je vais là-bas avec zéro attente. Je vais être comme une éponge, je vais apprendre beaucoup. »

Les trois plus jeunes membres du club maskoutain voient quant à eux cette opportunité comme une façon d’ajouter des éléments à leur bagage dans leur cheminement de karatéka.

« On n’a pas vraiment d’attentes, a lancé Ulysse, qui est ceinture noire. Si on a des objectifs trop hauts, on risque d’être déçus. On veut tout donner et voir jusqu’où on peut aller. »

Cette vision est partagée par ses coéquipiers, reconnaissants de pouvoir se frotter aux athlètes d’autres pays qui figurent parmi les meilleurs de leur groupe d’âge. « C’est une belle récompense pour tous les efforts qu’on met depuis tout ce temps », a souligné Laurimai, une ceinture brune qui pratique le karaté depuis sept ans déjà, tout comme Alexis, lui aussi ceinture brune. « Ça nous donne une bonne tape dans le dos et ça nous encourage à continuer à travailler fort », a ajouté ce dernier. Leurs entraîneurs Ricardo Ferro et Lucie Hébert ont un discours semblable. « On est déjà très fiers d’eux, qu’ils gagnent une médaille ou pas. L’important, c’est qu’ils aillent chercher quelque chose pour se dépasser », a souligné Mme Hébert.

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