16 novembre 2017
Une descente difficile à accepter
Par: Maxime Prévost Durand
La défensive des Lauréats n’a accordé qu’un placement aux Pionniers malgré les nombreux revirements en faveur des Rimouskois durant le match. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La défensive des Lauréats n’a accordé qu’un placement aux Pionniers malgré les nombreux revirements en faveur des Rimouskois durant le match. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

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La défensive maskoutaine a fait un travail presque sans faute pour propulser les Lauréats vers leur première finale, alors que l’unité offensive a connu toutes sortes de difficultés au cours de la rencontre.
« On est encore un peu sous le choc, c’était assez stressant comme fin de match, mais j’avais pleinement confiance en mes joueurs et mes vétérans, a commenté après la rencontre l’entraîneur-chef Sébastien Deschamps. On s’attendait à ce que notre défensive soit prête, comme à l’habitude, et elle a montré une fois de plus que c’est probablement la meilleure de la ligue. »
Ballons échappés, interceptions, peu de choses ont fonctionné pour l’attaque des Lauréats alors que l’équipe jouait devant près de 550 personnes au Cégep de Saint-Hyacinthe. Pour la première fois de la saison, elle n’a pas été en mesure de traverser la zone des buts.
Malgré ces nombreux revirements, la défensive n’a accordé qu’un placement, en toute fin de rencontre, avec moins de trois minutes à écouler. « L’équipe a été capable de bien réagir face à l’adversité. Quand quelque chose allait moins bien, nos vétérans se sont levés et se sont dit que c’était à leur tour de faire un jeu pour renverser le momentum en notre faveur. Défensivement, on a vraiment réussi à élever notre jeu d’un cran », a observé Deschamps.
Les Lauréats ont menacé dès les premières minutes avec un long jeu aérien qui aurait dû mener à un touché, mais une pénalité pour avoir retenu est venue annuler leurs efforts. Seuls un placement de Samuel Ouellette au 3e quart et un simple inscrit à la suite d’une tentative de placement ratée au 4e quart ont été marqués par l’offensive. Les quatre autres points ont été inscrits en première demie à la suite de deux touchés de sûreté, grâce au travail efficace de la défensive.
Les Pionniers sont passés près de niveler la marque, alors que Saint-Hyacinthe menait 7 à 0 au 3e quart, mais ils ont eux aussi vu un touché leur être refusé à la suite d’une pénalité survenue sur le jeu. Une autre pénalité avec 1:20 à faire au match est venue anéantir les espoirs des Rimouskois, permettant aux Lauréats de conserver le ballon et d’écouler les dernières secondes plutôt que de dégager.
Place à la vengeance
La finale du Bol d’Or pourrait avoir des airs de vengeance pour les Lauréats alors qu’ils ont rendez-vous avec les Gaillards du Cégep de Jonquière, cette même équipe qui avait mis fin à leur parcours en demi-finale l’an dernier.
Même pour Sébastien Deschamps, qui est arrivé à la barre du Cégep de Saint-Hyacinthe seulement cette saison, cette rencontre aura une signification particulière. Lui et l’équipe qu’il dirigeait en 2016, les Cavaliers du College Champlain St-Lambert, s’étaient inclinés en finale face aux Gaillards.
« C’est l’équipe à battre. Ça fait deux ans qu’ils ont une excellente équipe, fait remarquer l’entraîneur des Lauréats. On est la petite équipe qui a juste quatre ans d’existence et qui va essayer de les détrôner. »
Si les revirements ont animé la demi-finale, il faudra que le scénario soit différent samedi pour que les Lauréats soulèvent le Bol d’Or, estime-t-il. « Il va falloir s’améliorer sur ce point, c’est sûr. Les revirements, c’est ce qui peut coûter un match. Je l’ai vécu l’an dernier [avec les Cavaliers], on avait eu plusieurs revirements et ça nous avait coûté le Bol d’Or. »
La finale provinciale opposant les Lauréats aux Gaillards se tiendra samedi à 20 h au Complexe sportif Claude-Robillard. Pour tous les détails, on visite le www.boldor.ca. 

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